Chapitre II. La conception (2001-2005)
Pages 31 à 40
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- JEANGÈNE VILMER, Jean-Baptiste,
- Jeangène Vilmer, Jean-Baptiste.
- Jeangène Vilmer, J.-B.
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- JEANGÈNE VILMER, Jean-Baptiste,
Notes
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[1]
L. Axworthy, « RtP and the Evolution of State Sovereignty », in J. Genser, I. Cotler (dir.), The Responsibility to Protect, Oxford, Oxford University Press, 2012, p. 8.
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[2]
L. Axworthy, in M. Glasius, « Human Security from Paradigm Shift to Operationalization : Job description for a Human Security Worker », Security Dialogue, 39 : 1, 2008, p. 43.
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[3]
B. Arneil et alii, « Le changement de paradigme de la sécurité humaine : un nouveau regard sur la politique étrangère du Canada ? », Rapport du Symposium de l’UBC sur la sécurité humaine, 18 juin 1999, p. 6, 14.
-
[4]
T. Weiss, « The Responsibility to Protect (R2P) and Modern Diplomacy », in A.F. Cooper, J. Heine, R. Thakur (dir.), The Oxford Handbook of Modern Diplomacy, Oxford, Oxford University Press, 2013, p. 764-765.
-
[5]
A. Bellamy, Responsibility to Protect, Polity, 2009, p. 38.
-
[6]
T. Weiss, « The Responsibility to Protect (R2P) and Modern Diplomacy », op. cit., p. 768-769.
-
[7]
R. Thakur, « R2P’s “Structural” Problems : A Response to Roland Paris », International Peacekeeping, 22 : 1, 2015, p. 13.
-
[8]
T. Weiss, « RtP Alive and Well After Libya », op. cit., p. 288.
-
[9]
N. Hajjami, La Responsabilité de protéger, Bruxelles, Bruylant, 2013, p. 46.
-
[10]
Ibid., p. 54.
-
[11]
G. Evans, The Responsibility to Protect, Washington D.C., Brookings Institution Press, 2008, p. 69.
-
[12]
CIISE, La Responsabilité de protéger, Ottawa, 2001, § 4.20.
-
[13]
C. Brown, International Society, Global Polity, Londres, Sage, 2015, p. 149-150.
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[14]
UN Doc. A/59/2005 (24 mars 2005), p. 69.
-
[15]
UN Doc. A/59/2005 (24 mars 2005), Annexe, § 7(b).
C’est la Commission internationale de l’intervention et de la souveraineté des États (CIISE) qui, dans son rapport éponyme de 2001, introduit la R2P. L’enjeu des années suivantes est de passer d’un objet suscitant au mieux une curiosité intellectuelle à un intérêt diplomatique.
Sur le terreau précédent, la CIISE est née de deux facteurs en particulier : la doctrine Annan, qui pose une question, et l’initiative canadienne qui tente d’y répondre.
Pourquoi le Canada ? Parce que, depuis le milieu des années 1990, le pays a fait du nouveau concept de « sécurité humaine » le paradigme de sa politique étrangère, et qu’en 1999 il est élu à un siège non permanent au CSNU, qui lui permet de promouvoir plus efficacement son agenda. Axworthy voit l’intervention au Kosovo comme « une manifestation concrète de la sécurité humaine en action », ce qui sème la confusion et provoque une levée de boucliers contre le concept. Pour clarifier les choses, Ottawa organise un symposium le 18 juin 1999 à l’issue duquel les participants reformulent la sécurité humaine comme relevant d’une « responsabilité collective » devant mettre l’accent sur « la notion plus inclusive […] de protection de la vie et des moyens de subsistance des populations ». À cet instant déjà, un an avant la création de la CIISE, la sécurité humaine inclut les deux termes de ce qui deviendra la R2P : la responsabilité et la protection.
Axworthy, qui veut toujours clarifier les liens entre sécurité humaine et intervention humanitaire, constitue une commission d’experts internationaux initialement dénommée « Commission sur l’intervention humanitaire »…
Date de mise en ligne : 12/01/2016
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