Fiche 8. Le processus législatif ordinaire : un modèle de rationalisation
- Par Loïc Chabrier
- et Benoit Haudrechy
Pages 81 à 98
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- CHABRIER, Loïc
- et HAUDRECHY, Benoit,
- Chabrier, Loïc.
- et al.
- Chabrier, L.
- et Haudrechy, B.
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- Chabrier, L.
- et Haudrechy, B.
- Chabrier, Loïc.
- et al.
- CHABRIER, Loïc
- et HAUDRECHY, Benoit,
Notes
-
[1]
« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ».
-
[2]
Tous les référendums ne visent pas à adopter une loi, seul le référendum législatif, prévu à l’article 11 de la Constitution, vise expressément à aboutir à l’adoption d’une loi ordinaire.
-
[3]
Article 24 de la Constitution française du 4 octobre 1958.
-
[4]
Article 39 de la Constitution.
-
[5]
Décision n° 2011-632 DC du 23 juin 2011 : « Considérant que, selon les requérants, le projet de loi initial, eu égard à son objet, a été soumis en premier lieu à l’Assemblée nationale en méconnaissance des dispositions du deuxième alinéa de l’article 39 de la Constitution. »
-
[6]
Décision n° 2014-12 FNR du 1er juillet 2014.
-
[7]
Intervention de M. Marc Fesneau, ministre des relations avec le Parlement, devant les sénateurs, le 12 juin 2019, à l’occasion du débat annuel sur le contrôle de l’application des lois.
Nous examinerons ainsi le processus en suivant l’ordre chronologique des différentes étapes conduisant à l’adoption d’une loi ordinaire : l’initiative (I), l’examen du texte par le Parlement (II) et l’entrée en vigueur de la loi (II).
Si l’on s’en tient au texte constitutionnel, l’initiative de la loi « appartient concurremment au Premier ministre et aux membres du Parlement. ». Une telle rédaction pourrait laisser penser qu’il s’agit d’une prérogative qui place chaque parlementaire à égalité avec le Premier ministre, ce dernier déposant au nom du Gouvernement qui agit toujours collégialement. Il n’en est rien dans les faits, la probabilité qu’une proposition de loi (c’est-à‑dire un texte de loi initié par un député ou un sénateur) aboutisse étant bien moindre que pour un projet de loi (c’est-à‑dire un texte de loi initié par le Premier ministre au nom du Gouvernement). L’initiative elle-même ne préjuge pas, en effet, du sort qui sera réservé au texte. Il faut prendre en compte deux aspects pour nuancer l’initiative législative : d’une part des règles de recevabilité encadrent le dépôt des textes (projets comme propositions), d’autre part, un texte recevable doit être inscrit à l’ordre du jour des assemblées pour aboutir, ce qui fait que la plupart des propositions de lois n’aboutit pas.
Chaque parlementaire peut donc déposer, individuellement ou collégialement en la cosignant avec ses homologues, une proposition de loi devant le bureau de la chambre dont il est membre, ce qui ne signifie pas que le texte sera effectivement examiné…
Date de mise en ligne : 22/12/2022
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