Israël, mystère ou État ? Débats français dans le protestantisme et dans le catholicisme après 1945
- Par Luc Forestier
Pages 53 à 77
Citer cet article
- FORESTIER, Luc,
- Forestier, Luc.
- Forestier, L.
https://doi.org/10.3917/sdr.011.0053
Citer cet article
- Forestier, L.
- Forestier, Luc.
- FORESTIER, Luc,
https://doi.org/10.3917/sdr.011.0053
Notes
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[1]
Cet article s’inscrit dans le travail du Laboratoire « Permanence d’Israël et diversité confessionnelle », accueilli à l’Institut romand de systématique et d’éthique (ISRE) de la Faculté autonome de théologie protestante de l’Université de Genève. Pour cet article, je tiens à vivement remercier Thérèse Andrevon, Armelle Pinon et Jean-Paul Rempp. Il va de soi que les oublis et les erreurs ne relèvent que de ma responsabilité.
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[2]
Voir Émile Poulat, avec le concours de Maurice Gelbard, Scruter la loi de 1905. La République française et la religion, coll. « Les Quarante piliers. Série Matériaux », Paris, Fayard, 2010.
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[3]
La première publication est dans Documents Épiscopat, n° 10, avril 1973. Il est ensuite republié dans Documentation Catholique (DC), n° 1631, 6 mai 1973, pp. 419-422 (le document est alors suivi d’un texte du grand rabbinat de France, lu au moment de la conférence de presse du 16 avril 1973 qui rendait public ce texte controversé). Nous le citerons dans l’édition de la DC.
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[4]
Ibid., p. 419.
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[5]
Ibid., p. 420.
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[6]
Ibid., p. 421.
-
[7]
Ibid., p. 421.
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[8]
Voici le texte de cette déclaration : « Le texte que nous rendons public est à l’étude depuis de nombreux mois. Il se place exclusivement sur le terrain religieux et s’adresse aux croyants. Il a été écrit pour les catholiques français. Il paraît en ce moment parce que la Semaine sainte, en dehors de toute autre considération, nous ramène au souvenir du Christ et du peuple dont il était. C’est pourquoi nous avions retenu cette date depuis plusieurs semaines, tenant compte de la Pâque juive qui commence ce soir. La situation politique au Moyen-Orient pourrait donner lieu à des abus d’interprétation. Nous tenons à préciser qu’elles seraient toutes sans valeur. », DC, n° 1631, 6 mai 1973, p. 419.
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[9]
Cette déclaration est reproduite dans DC, n° 1635, 1er juillet 1973, p. 622. Au moment de la bénédiction Urbi et Orbi, le pape Montini avait en effet appelé à la paix : « Que nos vœux aillent au pays où le Seigneur Jésus est né, a enseigné, a souffert, est mort et est ressuscité ! Là, où son salut de paix a résonné tant de fois, et d’où il s’est répandu sur toute la terre, en même temps que son message d’amour et de justice, là, hélas, où la paix ne règne toujours pas. » Voir https://www.vatican.va/content/paul-vi/it/messages/urbi_et_orbi/documents/hf_pvi_mes_19730422_easter-urbi.html (Traduit par nos soins).
Selon Martine Sevegrand, qui retrace l’histoire de la genèse du document et de sa réception grâce à un travail sur archives, le texte « fut plutôt mal reçu à Rome », comme le montrent le ton « sec » de cette déclaration de F. Alessandrini, ainsi qu’une lettre du cardinal Willebrands, chargé de ce dossier à Rome, où il rappelle qu’il n’en avait jamais entendu parler. Voir Martine Sevegrand, Israël vu par les catholiques français, 1945-1994, coll. « Hommes et sociétés », Paris, Karthala, 2014, pp. 178-179. -
[10]
Sur l’Accord fondamental entre le Saint-Siège et l’État d’Israël, voir Marie-Pierre Lanfranchi, « L’accord fondamental du 30 décembre 1993 entre le Saint-Siège et Israël », Annuaire français de droit international, 40, 1994, pp. 326-355.
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[11]
On peut ainsi lire une lettre signée par les membres de la communauté chrétienne de langue hébraïque de Jérusalem, publié dans DC, n° 1635, 1er juillet 1973, p. 617.
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[12]
La DC publie plusieurs de ces réactions, et certaines des réponses envoyées. On lit ainsi la « Déclaration des évêques d’Afrique du Nord », celle qui fut signée par quarante jésuites au Liban, dans DC, n° 1635, 1er juillet 1973, pp. 618-620.
On peut lire aussi la « Lettre des évêques d’Égypte », DC, n° 1638, 9 septembre 1973, pp. 785-788, ainsi que la « Lettre du Saint-Synode de l’Église melkite et la réponse du cardinal Marty », DC, n° 1645, 6 janvier 1974, p. 46. -
[13]
Voir les échanges entre le Père Gaston Fessard, répondant longuement aux questions de Gwendoline Jarczyk, et le Père Charles Journet. Gaston Fessard, « Le Mystère d’Israël (réaction aux Orientations de 1973) », France Catholique – Ecclesia, Document n° 141, 1er juin 1973, repris dans La Philosophie historique de Raymond Aron, Paris, Julliard, 1980, pp. 390-404. Voir la réponse de Charles Journet, « Israël au cœur de l’histoire du Salut », France Catholique – Ecclesia, n° 1384, 22 juin 1973, pp. 13-14. Le Père Fessard réagit par un texte plus bref dans ce même numéro de France Catholique.
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[14]
Voir, entre autres, Denis Pelletier, La crise catholique. Religion, société, politique en France (1965-1978), Paris, Payot, 2002.
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[15]
Jean Dujardin, Catholiques et juifs : cinquante ans après Vatican II, où en sommes-nous ?, coll. « Présences du judaïsme », Paris, Albin Michel, 2012.
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[16]
Le texte est reproduit dans DC, n° 1635, 1er juillet 1973, pp. 620-621.
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[17]
Jean Daniélou, « L’Église devant le judaïsme », DC, n° 1635, 1er juillet 1973, p. 620.
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[18]
Ibid., p. 621.
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[19]
Hb, 8,13.
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[20]
Edmond Fleg écrit à Jean Daniélou à propos du livre de ce dernier Mystère du salut des nations (Paris, Seuil, 1946), en cherchant à montrer que l’existence des Juifs ne relève pas des « aveuglements de l’orgueil », mais d’une obéissance à la mission qu’ils ont reçue. Dans sa réponse, Jean Daniélou redit qu’en Jésus-Christ, « tous les hommes sont égaux au pied de la Croix », ce qui enlève toute importance à la différence entre Juifs et païens. Voir ces lettres dans Dieu vivant, n° 7, 1946, pp. 81-88, puis l’ultime réponse d’E. Fleg dans Dieu vivant n° 8, 1946, pp. 138-139. Voir Olivier Rota, « Autour d’Edmond Fleg et de Jean Daniélou. Espérance et messianisme dans la relation judéo-chrétienne contemporaine », dans Olivier Rota (dir.), Histoire et théologie des relations judéo-chrétiennes : un éclairage croisé, Paris, Parole et Silence, 2014, pp. 115-126. O. Rota discerne une influence de la pensée d’E. Fleg sur celle de J. Daniélou, en particulier sur l’espérance. Dans tous les cas, les remarques d’E. Fleg sur la permanence du peuple juif ne sont pas tout entendues par J. Daniélou.
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[21]
Jean Daniélou, Jacob Kapla, Le Concile et les Juifs. Dialogue du 10 février 1966, coll. « Les Conférences des Ambassadeurs. Nouvelle série n° 23 », Paris, Imprimerie moderne de la presse, 1966.
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[22]
Jean Daniélou, Dialogue avec Israël, Paris/Genève, La Palatine, 1963. La traduction en anglais dispose d’une réponse dont la version originale en français est dépourvue : Jean Daniélou, Dialogue with Israel. With a response by Rabbi Jacob B. Agus, Baltimore/Dublin, Helicon, 1968. Jacob Agus est plutôt sévère face à la démarche adoptée par Daniélou. « On peut objecter que le titre est trompeur, car il n’y a aucun auteur juif qui parle pour lui-même, à l’exception d’une belle lettre d’E. Fleg ».
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[23]
Citons un extrait de sa conclusion : « L’homme a été ébranlé par la Shoah et la renaissance de l’État d’Israël, il a pris conscience d’un antisémitisme récurrent et il s’est engagé à le combattre. Mais ses engagements apparaissent souvent en porte-à-faux avec ses convictions. […] Les évolutions amorcées par le concile Vatican II mettent donc en question l’homme d’Église, qui durcit ses positions théologiques jusqu’à refuser la permanence de l’élection du peuple juif, pourtant inscrite dans l’Épître aux Romains de Paul. Pour lui, le christianisme a une place unique dans le dessein de Dieu, le judaïsme n’étant qu’une survivance. », Paule Berger-Marx, « Jean Daniélou, les Juifs et la Shoah », Revue d’Histoire de la Shoah, n° 192, 2010, pp. 99-100.
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[24]
Yves Congar, « Le document épiscopal sur les Juifs. Un effort pour mieux le comprendre. », La Croix, 16 juin 1973, repris dans DC n° 1635 (1er juillet 1973), p. 622-624.
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[25]
Ibid., p. 622.
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[26]
Ibid.
-
[27]
Ibid., p. 623.
-
[28]
Ibid.
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[29]
Ibid., pp. 623-624.
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[30]
Ibid., p. 623.
-
[31]
Yves Congar, « L’État d’Israël dans le dessein de Dieu », Parole et Mission, n° 2, 1958, p. 168-187. Une note de l’auteur donne quelques précisions : « Le présent texte n’est qu’une sténographie d’une conférence donnée, le 14 juillet 1955, lors d’une session d’information sur divers aspects du mystère d’Israël tenue chez les Sœurs de Notre-Dame de Sion à Paris. On a seulement ajouté quelques notes à un exposé qui conserve tous les défauts du style personnel et parlé. »
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[32]
Ibid., p. 178.
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[33]
Ibid.
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[34]
Ces éléments sont développés dans une analyse plus complète de la trajectoire d’Yves Congar sur ce point : Luc Forestier, « “Peuple de Dieu”, une ressource en ecclésiologie ? Permanence d’Israël et œcuménisme », dans Thérèse M. Andrevon (dir.), Permanence d’Israël et silence de la théologie. Une question pour les Églises, Paris, Parole et Silence, 2020, p. 25-48.
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[35]
Yves Congar, « L’état d’Israël dans le dessein de Dieu », op. cit., p. 174.
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[36]
Ibid., p. 169.
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[37]
Ibid., p. 183.
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[38]
Thérèse M. Andrevon, Luc Forestier, William Krisel, Anne Marie Reijnen, « La terre d’Israël, une question de reconnaissance », Transversalités, n° 159, 2021, pp. 15-27.
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[39]
Fédération Protestante de France, Cette mémoire qui engage (1517-2017). Déclaration fraternelle du protestantisme au judaïsme, Paris, Fédération protestante de France, 2017.
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[40]
Il faut saluer l’innovation qui consiste à introduire dans un document officiel d’une Église ou d’une fédération d’Églises chrétiennes la contribution d’une personne en responsabilité dans le judaïsme. En 2019, la Commission « Faith and Order » de l’Église d’Angleterre a publié un document d’une grande densité théologique, et propose en postface le texte du grand-rabbin d’Angleterre Ephraim Mirvis : Faith and order commission of the Church of England, God’s Unfailing Word. Theological and Practical Perspectives on Christian-Jewish Relations, London, Church House Publishing, 2019. À ce jour, aucun des documents officiels du Saint-Siège sur les relations religieuses avec le judaïsme ne met en œuvre une telle démarche. Voir Luc Forestier, “Christian churches and the State of Israel. Ecumenical Lessons for Catholic Theology”, à paraître dans Ecumenical Trends, en 2022.
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[41]
Déclaration fraternelle du protestantisme au judaïsme, op. cit., p. 11.
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[42]
Ibid., pp. 12-13.
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[43]
Patrick Cabanel, Juifs et protestants en France, les affinités électives. xvie-xxie siècle, Paris, Fayard, 2004.
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[44]
Voir Paul Salmona, « Présences, expulsions et reconstitutions de communautés juives en France », dans Dominique Garcia, Hervé Le Bras (dir.), Archéologie des migrations, Paris, La Découverte, 2017, pp. 267-284.
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[45]
« Lettre du pasteur Marc Boegner, président de la Fédération Protestante de France au Grand-Rabbin de France », 4 avril 1933, citée par Michel Leplay, Les Églises protestantes et les juifs face à l’antisémitisme au vingtième siècle, Lyon, Éditions Olivetan, 2006, p. 36.
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[46]
Lettre du pasteur Marc Boegner au Grand-Rabbin de France, 26 mars 1941, citée par Michel Leplay, op. cit., p. 39.
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[47]
Ibid., pp. 39-40.
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[48]
Voir Patrick Cabanel, « Le protestantisme français face à la Shoah et à l’antisémitisme, de 1945 à nos jours », Revue d’histoire de la Shoah, n° 192, 2010, pp. 47-77, ici p. 59.
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[49]
Voir Christine Prieto, « Les thèses de Pomeyrol. Une position protestante méconnue », Autres Temps. Cahiers d’éthique sociale et politique, 63/1, 1999, p. 110.
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[50]
Rm 11,25.
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[51]
Ibid., 11,29.
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[52]
Fadieh Lovsky, « Brève histoire de l’État d’Israël », Foi et Vie, 46/4, juin/juillet 1948, p. 363.
-
[53]
Fadieh Lovsky, « L’État d’Israël au début de 1951 », Foi et Vie. Quatrième cahier d’études juives, 49/3 (mai-juin), 1951, p. 259.
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[54]
Ibid., p. 263.
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[55]
Conseil Œcuménique des Églises, Amsterdam, 1948, cité par Michel Leplay, op. cit., pp. 50-51.
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[56]
Ibid., p. 51.
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[57]
Florence Taubmann, « Peut-on parler d’antijudaïsme dans le protestantisme ? », Le Genre humain, n° 56-57, 2016, p. 311.
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[58]
Conseil Œcuménique des Églises, Amsterdam, 1948, cité par Michel Leplay, op. cit., p. 50.
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[59]
Patrick Cabanel, Juifs et protestants en France, op. cit., p. 296.
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[60]
Étienne Fouilloux, « Les cinq étapes de Témoignage chrétien », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, n° 125, 2015, p. 11.
-
[61]
Voir, par exemple, Donald M. Lewis, The origins of Christian Zionism. Lord Shaftesbury and evangelical support for a Jewish homeland, Cambridge, Cambridge University Press, 2010.
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[62]
Voir Groupe national des conversations évangéliques-catholiques, Regard sur le protestantisme évangélique. Documents Épiscopat, n° 8, 2006.
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[63]
Sébastien Fath, « Chapitre X », dans Militants de la Bible aux États-Unis. Évangéliques et fondamentalistes, Paris, Éditions Autrement, 2004, p. 161.
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[64]
Une traduction se trouve dans Jean-Charles Tenreiro (dir.), Juifs et protestants. Une fraternité exigeante, Lyon, Éditions Olivetan, 2015, pp. 143-155. Voir aussi Henri Blocher, « La déclaration de Willowbank et sa pertinence aujourd’hui », Théologie Évangélique, 2/1, 2003, p. 3-20. Alain Nisus, « Judaïsme et protestantisme évangélique », Hokhma, n° 106, 2014, pp. 87-100.
-
[65]
Jean-Paul Rempp, « Sion et les diverses figures d’eschatologie. Apport spécifique de la tradition protestante évangélique », Sens, n° 438, 2021, pp. 454-460.
-
[66]
Christian Maillebouis, « Sur l’implantation du “darbysme” en France au xxe siècle », Bulletin de la Société de l’Histoire du Protestantisme Français, 159, 2013, pp. 335-336.
-
[67]
Alain Nisus, op. cit., p. 97.
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[68]
Brad Harper, “Apocalypse soon? Premillenialism and popular responses to Zionism: a brief history”, Cultural Encounters. A Journal for the Theology of Culture, 7/1, 2011, p. 68.
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[69]
Célia Belin attribue le succès du prémillénarisme aux États-Unis par les échecs et les difficultés rencontrés par les chrétiens au long du xixe siècle aux États-Unis. Là où le postmillénarisme invite les chrétiens à travailler à améliorer les conditions d’existence des êtres humains, hâtant ainsi le retour du Christ, les difficultés économiques et politiques après la guerre de Sécession donnent de l’écho aux représentations expliquant la dégradation des conditions historiques jusqu’au retour glorieux du Christ. Célia Belin, Jésus est juif en Amérique. Droite évangélique et lobbies chrétiens pro-Israël, Paris, Fayard, 2011, pp. 240-241.
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[70]
Alain Nisus, op. cit., p. 97.
-
[71]
Jean-Paul Rempp, Israël. Peuple, Foi et Terre. Esquisse d’une synthèse, Charols, Éditions Excelsis, 2010, p. 107.
Les débats incessants sur l’originalité française de la laïcité ont été relancés par le vote de la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République. Ainsi, l’expression « séparation des Églises et de l’État » apparaît à de nombreuses reprises, puisque c’est le titre même de la loi du 9 décembre 1905. Ce mot « séparation », qui n’est pas dans le texte de la loi de 1905, a fini par structurer les représentations courantes concernant la laïcité en France, au point de nécessiter de périodiques mises au point juridiques sur le périmètre exact de cette laïcité de l’État.
Or, la naissance de l’État d’Israël vient interroger cette représentation d’une nécessaire séparation entre régime public et appartenances privées, devenue le bien commun des catholiques et des protestants en France. Que désigne en effet le mot « Israël » pour des chrétiens, protestants ou catholiques ? Faut-il penser d’abord Israël comme un « mystère », à l’image de plusieurs philosophes et théologiens français tel que Jacques Maritain, et traiter de l’État homonyme par les règles habituelles de la politique internationale ? Les tensions internes à chaque confession à propos de l’État hébreu, au moment même où se développent de nouvelles relations entre le judaïsme et le christianisme après la Seconde Guerre mondiale, montrent qu’il n’est sans doute pas possible aux Églises de séparer le « mystère » et l’État quand elles entrent en dialogue avec le judaïsme. La prise en compte d’Israël conduit alors à articuler théologie et politique, ce qui pose des difficultés structurelles aux institutions ecclésiales, catholiques ou protestantes, et devrait aussi conduire à u…
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