État et religion en Israël
- Par Claude Klein
Pages 45 à 52
Citer cet article
- KLEIN, Claude,
- Klein, Claude.
- Klein, C.
https://doi.org/10.3917/sdr.011.0045
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- Klein, C.
- Klein, Claude.
- KLEIN, Claude,
https://doi.org/10.3917/sdr.011.0045
Notes
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[1]
Il ne s’agit que de la 2e médaille d’or remportée par un Israélien aux Jeux olympiques depuis la participation du pays aux Jeux (1re participation en 1952).
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[2]
La Halakha est la loi religieuse juive, telle que codifiée par les rabbins au cours des siècles.
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[3]
D’autant plus que la plupart des orthodoxes, les fameux « hommes en noir » ne font pas le service militaire !
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[4]
Il se raconte qu’il existerait à Tel-Aviv une ou même plusieurs agences de voyage, proposant un mariage « clef en mains » à Chypre : vol, séjour, démarches administratives et retour, puis enregistrement au Ministère en Israël.
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[5]
Par cacherout on entend l’ensemble des règles très strictes sur le respect des règles religieuses concernant la nourriture.
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[6]
Je reprends ici, plus brièvement, les éléments que j’avais présentés dans mon livre (le premier écrit après mon arrivée en Israël) Le caractère juif de l’État d’Israël, éditions Cujas, 1977, p. 102 sq.
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[7]
Dans les autres matières : civiles, pénales, commerciales etc, elle est la dernière instance.
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[8]
En novembre 1995 la Cour suprême a ainsi admis qu’elle avait le pouvoir de contrôler et d’annuler une loi qui serait contraire à une loi fondamentale (en l’absence d’une constitution complète) cf. Claude Klein, « Basic Laws, constituent power and judicial review of statutes in Israel », the Bank Hamizrahi case : in European Public Law, Hull, UK, Vol. 2 pp. 223-233. Traduction française dans la Revue belge de droit constitutionnel, 1996, pp. 249-260
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[9]
Pour être précis, il faut relever que la femme doit accepter le divorce. Cependant, dans le cas où elle le refuse, les conséquences pour le mari sont moins graves que dans le cas inverse.
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[10]
Il faut noter que le certificat n’est pas obligatoire : de nombreux restaurants sont non-cachères. Le nombre d’établissements respectant la cacheroute est évidemment beaucoup plus grand, ne serait-ce qu’en vertu du principe que toute personne peut manger cacher (même si elle ne respecte aucune règle) alors que l’inverse est impossible.
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[11]
C’est elle qui provoqua l’adoption de la célèbre résolution (recommandation) de l’Assemblée générale du 29 novembre 1947, mettant fin au mandat britannique et préconisant la création de deux États, ce qui mena ainsi à la proclamation de l’Indépendance de l’État juif, le 14 mai 1948, et à la guerre, du fait du refus arabe d’accepter le partage.
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[12]
La lettre est du 19 juin 1947 et elle est adressée aux dirigeants d‘un des partis religieux nommé Agoudat Israël. J’en donne le texte intégral dans mon livre précité : le caractère juif de l’État d’Israël, pp. 120-121.
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[13]
Il faut cependant noter que la lettre précise d’abord que « … nous avons noté que vous comprenez parfaitement qu’aucun organisme n’est habilité à déterminer par avance la constitution de l’État et que l’État, dans certains domaines, sera souverain pour établir sa constitution et son régime selon le désir de ses citoyens ».
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[14]
Alors que lui-même, Naftali Bennet est religieux.
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[15]
De fait, plusieurs dizaines de cas annuels concernent les mariages de jeunes filles juives avec des hommes musulmans. Pour ce faire, les jeunes filles se convertissent rapidement à l’islam, ce qui est très facile à réaliser, contrairement à la conversion au judaïsme qui est très difficile à obtenir. Une fois converties, les jeunes filles se marient sans difficulté devant une autorité musulmane. Du fait des pressions dans les structures familiales arabes, il n’y a pas de cas de jeunes hommes juifs se convertissant à l’Islam, pour se marier.
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[16]
Il existe, par ailleurs, un réseau d’écoles publiques laïques et un réseau dit religieux, mais plus modéré : ce sont les écoles religieuses d’État. Bien entendu, la population arabe a son propre réseau d’État.
La problématique État-religion en Israël est, à mon sens, l’une des plus compliquées que l’on puisse imaginer. C’est la raison pour laquelle, je voudrais l’introduire par une anecdote récente (ces lignes sont écrites en octobre 2021).
Nous sommes le 1er août 2021 et le pays bruisse et s’agite avec un grand sentiment de joie, de plaisir et d’honneur : un gymnaste israélien vient de remporter une médaille d’or aux Jeux olympiques de Tokyo (dans la catégorie des exercices au sol). Israël est bien loin d’être une nation sportive et un tel succès suscite donc l’enthousiasme. Le gymnaste en question s’appelle Artem Dolgopyat, il est né le 16 juin 1997 à Dnipropetrovsk en Ukraine. Il est venu s’installer en Israël avec ses parents en 2009. Il était déjà champion junior en Ukraine, il monte rapidement en grade en Israël, effectue son service militaire, quelque peu allégé, et remporte une médaille d’or au Japon. Le soir du 1er août, les médias ne parlent que de ce succès.
Soudain, le surlendemain, le ton change du tout au tout : un journaliste a découvert que ce champion fait face à un problème assez grave : il est fiancé à une sportive, mais ils ne peuvent pas se marier ! En effet, la mère du champion n’est pas juive (l’appartenance juive est déterminée par la mère et par elle seule). Cependant, la loi du Retour, adoptée en 1950, dont l’article 1er stipule que « chaque Juif a le droit de venir s’installer en Israël », a été modifiée en 1970 et étend ce droit au Retour à toute personne ayant un père ou un grand-père ou un conjoint juif, alors que, bien entendu, par hypothèse cette personne n’est pas juive elle-même…
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