Transparence : la double peine des familles
Pages 45 à 52
Citer cet article
- DE BÉCHILLON, Denys,
- De Béchillon, Denys.
- De Béchillon, D.
https://doi.org/10.3917/pouv.147.0045
Citer cet article
- De Béchillon, D.
- De Béchillon, Denys.
- DE BÉCHILLON, Denys,
https://doi.org/10.3917/pouv.147.0045
Notes
-
[1]
Le présent article reprend et développe certains thèmes déjà abordés lors de l’audition de son auteur par la commission Sauvé (le 27 octobre 2011) et à l’occasion d’un article paru dans Le Figaro du 19 janvier 2012 sous le titre « L’extase des bûchers ».
-
[2]
Béla Grunberger, Narcisse et Anubis. Essais psychanalytiques, Paris, éditions des Femmes, 1989, p. 155.
L’embarquement des familles du personnel politique dans l’injonction générale de transparence réputée propre à prévenir les conflits d’intérêts et à garantir le retour de la confiance fonctionne comme une double peine : parce qu’il jette ces proches au feu d’une frénésie de lumière et de purification déraisonnable autant qu’improductive, mais aussi – et peut-être surtout – parce qu’il les y jette à leur corps défendant, sans qu’ils soient jamais appelés à y consentir, et donc au mépris de leurs droits.
Transparency : Double Penalty for the Families
Transparency : Double Penalty for the Families
Involving the families of public officials in the general call for transparency, which is deemed likely to prevent conflicts of interests and restore confidence, imposes a double penalty upon them. On the one hand, it throws the politician’s family members under the spotlight of a frenzy of transparency and purification that is both unreasonable and unproductive. On the other, it does this against their will, without ever asking for their consent and, therefore, in contempt of their rights.