Militant·es : libertés sous contrôle
- Par Anthony Caillé
Pages 13 à 19
Citer cet article
- CAILLÉ, Anthony,
- Caillé, Anthony.
- Caillé, A.
https://doi.org/10.3917/delib.023.0013
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- Caillé, A.
- Caillé, Anthony.
- CAILLÉ, Anthony,
https://doi.org/10.3917/delib.023.0013
Notes
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[1]
Loi n° 2015-912 du 24 juillet 2015 relative au renseignement codifiée au livre VIII du Code de la sécurité intérieure.
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[2]
Voir notamment Christine Lazerges et Hervé Henrion-Stoffel, « Politique criminelle, renseignement et droits de l’homme. À propos de la loi du 24 juillet 2015 relative au renseignement », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2015/3, p. 761-775.
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[3]
Avis du Défenseur des droits, 29 avril 2015, n° 15-09.
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[4]
Décrets du 4 décembre 2020 élargissant la liste des données pouvant être recueillies dans les trois fichiers de police suivants : fichier de Prévention des atteintes à la Sécurité publique (PASP), fichier de Gestion de l’Information et Prévention des Atteintes à la Sécurité publique (GIPASP), fichier Enquêtes administratives liées à la Sécurité publique (EASP).
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[5]
Conseil d’État, 4 janvier 2021, n° 447868.
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[6]
Voir David Curiel, « Le nouveau monopole de la surveillance légitime », tribune publiée dans Le Monde du 26 janvier 2021.
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[7]
Loi n° 2021-998 du 30 juillet 2021 relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement.
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[8]
Loi n° 2017-1510 du 30 octobre 2017, dite loi « SILT ».
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[9]
Défenseur des droits, avis n° 17-07 du 27 juillet 2017.
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[10]
CNCDH, avis sur le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, 6 juillet 2017.
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[11]
Voir notamment Marie Astier et Isabelle Rimbert, « Déméter, la cellule de la gendarmerie qui surveille les opposants à l’agriculture productiviste », Reporterre, 28 janvier 2021, https://reporterre.net/Demeter-la-cellule-de-la-Gendarmerie-qui-surveille-les-opposants-a-l-agriculture.
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[12]
Mathilde Gérard et Stéphane Foucart, « La cellule Déméter, surveillant les “atteintes au monde agricole”, est en partie dans l’illégalité selon la justice administrative », Le Monde, 2 février 2022.
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[13]
Tribunal administratif de Paris, 18 janvier 2022, http://paris.tribunal-administratif.fr/content/download/187703/1803761/version/1/file/2006530%20et%202018140%20associations%20Pollinis%20et%20L%20214.pdf.
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[14]
Rapport fait au nom de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République sur la mise en œuvre des articles 1er à 4 de la loi n° 2017-1510 du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, p 15 et 27, https://www2.assemblee-nationale.fr/content/download/320652/3122370/version/2/file/i3700.pdf.
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[15]
Serge Slama, « Une spirale sécuritaire », Droits & Libertés, n° 202, juillet 2023, https://www.ldh-france.org/wp-content/uploads/2023/11/DL202-Dossier-3.-Une-spirale-securitaire.pdf.
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[16]
Nahel Merzouk est mort le 27 juin 2023 à Nanterre, tué par la balle tirée par un policier suite à un refus d’obtempérer.
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[17]
Voir notamment la tribune « Pour les libertés syndicales, contre toutes les entraves à l’engagement militant et citoyen ! », publiée dans L’Humanité le 2 juin 2023, https://www.humanite.fr/en-debat/democratie/pour-les-libertes-syndicales-contre-toutes-les-entraves-a-lengagement-militant-et-citoyen-797362.
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[18]
Yann Thompson, « “Gilets jaunes” : le procureur de Paris s’explique sur les gardes à vue prolongées jusqu’à la fin des manifestations », France TV info, 14 mars 2019, https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-le-procureur-de-paris-justifie-les-gardes-a-vue-prolongees-jusqu-a-la-fin-des-manifestations_3233169.html
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[19]
Rapport d’enquête de la CGLPL du 3 mai 2023 sur les mesures de garde à vue prises dans le contexte des manifestations contre la réforme des retraites, https://www.cglpl.fr/2023/enquete-sur-les-mesures-de-garde-a-vue-prises-dans-le-contexte-des-manifestations-contre-la-reforme-des-retraites/
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[20]
Outre les publications de la Ligue des droits de l’homme ou d’Amnesty International, voir par exemple : la lettre de Dominique Simonnot, contrôleure générale des lieux de privation de liberté : https://www.cglpl.fr/wp-content/uploads/2023/05/Enqu%C3%AAte-GAV-manifestation_lettre-ministre-de-lint%C3%A9rieur-et-rapport.pdf ou le communiqué du 24 mars 2023 de la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe qui a exprimé son inquiétude à propos de l’interpellation et du placement en garde à vue d’un grand nombre de manifestants ainsi que de personnes qui se trouvaient à proximité des manifestations. Elle s’est ainsi interrogée sur la « nécessité et la proportionnalité des mesures dont elles ont fait l’objet ». Voir également Cour européenne des droits de l’homme, Ostendorf c. Allemagne, 7 mars 2013, n° 15598/08.
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[21]
Art. L.22-10-1 du Code de la sécurité intérieure. Les quatre mesures faisant l’objet de ce contrôle parlementaire renforcé sont : les périmètres de protection (art. 1er de la loi SILT – chapitre VI du titre II du livre II du Code de la sécurité intérieure) ; les fermetures administratives de lieux de culte (art. 2 – chapitre VII) ; les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (art. 3 – chapitre VIII) ; les visites domiciliaires (art. 4 – chapitre IX).
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[22]
Voir la page dédiée à ce contrôle parlementaire sur le site de l’Assemblée nationale : https://www2.assemblee-nationale.fr/15/commissions-permanentes/commission-des-lois/controle-parlementaire-silt/controle-parlementaire-de-la-loi-renforcant-la-securite-interieure-et-la-lutte-contre-le-terrorisme.
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[24]
Rapport relatif à l’activité de la délégation parlementaire au renseignement pour l’année 2022-2023 : https://www.senat.fr/rap/r22-810/r22-810_mono.html#toc178.
Depuis les attentats de Paris et de Saint-Denis en novembre 2015, la France a renforcé son arsenal législatif pour lutter contre le terrorisme. Ces mesures, présentées comme nécessaires pour assurer la sécurité nationale, ont suscité de nombreuses critiques pour leur caractère liberticide du fait du risque de dérives dans leur utilisation. Parallèlement, face à la montée en puissance de mouvements de contestation et de protestations sociales le gouvernement a adopté des lois de plus en plus strictes, portant souvent atteinte aux libertés individuelles. Cet article explore la manière dont les moyens d’enquête judiciaire et administratifs ont été considérablement renforcés et déployés contre les mouvements militants, accroissant la surveillance et la répression de ces derniers.
Il est important de noter que les lois et règlements présentés ici ne constituent pas une liste exhaustive mais représentent des mesures marquantes ayant un impact significatif sur les mouvements militants.
La loi sur le renseignement publiée le 24 juillet 2015 a suscité de vives critiques en raison de son caractère liberticide. Utilisant la peur des récents attentats terroristes, le gouvernement a élargi la surveillance bien au-delà du terrorisme en incluant de nouveaux motifs : les « intérêts majeurs de politique étrangère » et les « violences collectives pouvant porter gravement atteinte à la paix publique », des expressions très larges, peu précises et donc susceptibles de donner lieu à des interprétations diverses…