Traces et justice pénale : A neverending story
Pages 427 à 444
Citer ce chapitre
- DEVRESSE, Marie-Sophie,
- DE GREEF, Vanessa
- et PIERET, Julien,
- Devresse, Marie-Sophie.
- Devresse, M.-S.
- V. De Greef
- et J. Pieret
https://doi.org/10.3917/lar.degre.2011.01.0427
Citer ce chapitre
- Devresse, M.-S.
- V. De Greef
- et J. Pieret
- Devresse, Marie-Sophie.
- DEVRESSE, Marie-Sophie,
- DE GREEF, Vanessa
- et PIERET, Julien,
https://doi.org/10.3917/lar.degre.2011.01.0427
Notes
-
[1]
À l’exception notable des travaux, en Belgique de V. Seron, en France de S. Grunvald et au Canada de D. Dufresne et D. Robert, tous contributeurs au présent ouvrage.
-
[2]
Bien que l’appellation de « système », tout comme celle d’« institution » à propos de la justice pénale fasse l’objet de controverses, nous désignerons indifféremment sous ces deux vocables ce qui selon nous devrait plus adéquatement être désigné par la formule plus complexe de « système d’administration de la justice pénale ».
-
[3]
Voy. Ph. Robert, « Les statistiques criminelles et la recherche. Réflexions conceptuelles », Déviance et Société, 1977, vol. 1, n° 1, pp. 3-27.
-
[4]
Voy., entre autres, S. Snacken, « Surpopulation des prisons et sanctions alternatives », in P. Mary (dir.), Travail d’intérêt général et médiation pénale. Socialisation du pénal ou pénalisation du social ?, Bruxelles, Bruylant, 1997, pp. 367-401.
-
[5]
J. Faget, « La fabrique de la décision pénale. Une dialectique des asservissements et des émancipations », Champ pénal / Penal field, nouvelle revue internationale de criminologie [en ligne], vol. V, 2008, mis en ligne le 22 mai 2008, consulté le 8 juillet 2010. URL : http://champpenal.revues.org/3983.
-
[6]
De la même façon, il paraît tout aussi hasardeux de vouloir tirer des conclusions du fait que quelqu’un n’a pas de casier judiciaire.
-
[7]
Un développement de cette idée, que l’on désigne souvent en tant que « théorème de Thomas », est fourni dans le chapitre 4 de l’ouvrage de R.K. Merton, Éléments de théorie et méthode sociologique, Paris, Armand Colin, 1997.
-
[8]
Voy., par exemple, T. Slingeneyer, « La défense sociale et la nouvelle pénologie comme outils d’analyse de la conception du libéré conditionnel dans la législation belge (1888-2006)», Revue de droit pénal et de criminologie, juillet-août 2008, pp. 743-774.
-
[9]
L.T. Wilkins, Evaluation of penal measures, New York, Random House, 1969, p. 12, cité par P. Landreville « La récidive dans l’évaluation des mesures pénales », Déviance et Société, 1982, vol. 6, n° 4, p. 378.
-
[10]
P. Landreville, « La récidive dans l’évaluation des mesures pénales », op. cit., p. 383.
-
[11]
Ibid.
-
[12]
Ibid.
-
[13]
Voy., entre autres, la revue de littérature opérée par A. Blumstein, D.P. Farrington et S. Moitra, « Delinquency careers : innocents, desisters and persisters », Crime and Justice : An Annual Review of Research, 1985, n°7, pp. 187-220.
-
[14]
C. Uggen, « Ex-offenders and the conformist alternative : a job quality model of work and crime », Social Problems, 1999, n°46, pp. 127-151.
-
[15]
M. Vacheret et M.-M. Cousineau, « L’évaluation du risque de récidive au sein du système correctionnel canadien : regards sur les limites d’un système », Déviance et Société, 2005, vol. 29, n° 4, pp. 379-397.
-
[16]
Voy. en particulier l’intéressant ouvrage de B.E. Harcourt, Against Prediction. Profiling, policing and punishing in an actuarial age, Chicago, The University of Chicago Press, 2007.
-
[17]
M. Marzouki, « Fichiers : logique sécuritaire, politique du chiffre ou impératif gestionnaire ? », Mouvements, 2010, n° 62, p. 85.
-
[18]
Cette formule est empruntée au vocabulaire de la « new penology », conception qui renvoie à un certain type d’analyse des formes contemporaines de la pénalité. Voy., entre autres, M. Feeley et J. Simon, « The New Penology : Notes on the Emerging Strategy of Corrections and Its Implications », Criminology, 1992, vol. 30, n° 4, pp. 449-474.
-
[19]
T Slingeneyer, « La nouvelle pénologie, une grille d’analyse des transformations des discours, des techniques et des objectifs dans la pénalité», Champ pénal / Penal field, nouvelle revue internationale de criminologie [en ligne], vol. IV, 2007, mis en ligne le 15 octobre 2007, consulté le 18 juillet 2010. URL : http://champpenal.revues.org/2853.
-
[20]
Même si d’autres domaines sont couverts, tels que celui des assurances ou des titres honorifiques, nous nous attacherons principalement à l’effet dans le domaine de l’emploi car c’est celui qui tend à s’imposer comme étant le plus courant pour les condamnés.
-
[21]
Cela, à quelques rares – et récentes – exceptions que l’on peut d’ailleurs interpréter au regard de leur caractère saillant et du contexte dans lequel elles surviennent.
-
[22]
Voy. notamment P. Lascoumes, « La C.O.B. : entre magistrature économique et gestion du droit des affaires », Déviance et Société, 1985, vol. 9, n°1, pp. 1-30; M.-F. Armand et P. Lascoumes, « Malaise et occultation : perceptions et pratiques du contrôle social de la délinquance d’affaires », Déviance et Société, 1977, vol. 1, n° 2, pp. 135-169.
-
[23]
R. Castel, L’insécurité sociale. Qu’est-ce qu’être protégé?, coll. La République des Idées, Paris, Seuil, 2003 (en particulier le chapitre 3 : « La remontée de l’incertitude »).
-
[24]
Le concept de « modernité réflexive » développé par U. Beck et A. Giddens, deux des auteurs les plus cités et commentés dans les sciences sociales contemporaines, rend précisément compte du développement accru d’une conscience, par les humains, qu’ils auraient une forme de responsabilité dans l’émergence de nouveaux risques sociaux, notamment dans le domaine de la santé et de l’environnement. Voy. U. Beck, La Société du risque. Sur la voie d’une autre modernité, (1986), Paris, Flammarion, 2003; U. Beck, A. Giddens et S. Lash, Reflexive Modernization. Politics, tradition and aesthetics in the modern social order, Cambridge, Polity Press, 1994; A. Giddens, Modernity and Self-identity. Self and society in the late modern age, Cambridge, Polity Press, 1991.
-
[25]
T Coosemans, « Les dispositifs de sécurité avant et après le 11 septembre 2001 »;, Courrier hebdomadaire du CRISP, 2002, vol. 17, nos 1762-1763, pp.5-86.
-
[26]
Voy. parmi d’autres S. Lefranc, L. Mathieu et J. Siméant, « Les victimes écrivent leur Histoire. Introduction », Raisons politiques, 2008, vol. 2, n° 30, pp. 5-19; D. Fassin et R. Rechtman, L’Empire du traumatisme. Enquête sur la condition de victime, Paris, Flammarion, 2007.
-
[27]
Selon la traduction française littérale de l’ouvrage de D. Lyon, Surveillance society. Monitoring everyday life, Buckingham-Philadelphia, Open University Press, 2001.
-
[28]
Nous renvoyons à cet égard au concept d’« extimité» proposé par le psychanalyste Serge Tisseron pour évoquer ce qu’il nomme la « passion de l’exposition de soi », S. Tisseron, L’intimité surexposée, coll. Pluriel, Paris, Hachette, 2002.
-
[29]
On ne retiendra ici pour exemple que les photographies compromettantes (à des degrés divers) qui envahissent Facebook à des fins plus ou moins humoristiques, de même que les petites séquences postées sur You Tube qui propulsent du jour au lendemain un chanteur ridicule, un geek maladroit ou une amoureuse un peu trop naïve au rang de « crétins du mois » visionnées par des milliers d’internautes.
Les recherches et les publications consacrées au casier judiciaire se font rares dans la littérature francophone, comme s’il s’agissait d’un domaine peu engageant, faiblement porteur ou, au mieux, simple d’accès et ne soulevant guère de controverses. Et c’est vrai que lorsque l’on parle de casier judiciaire, il est rarement nécessaire de préciser ce que l’on entend par là. Le « casier » représente d’ailleurs l’un de ces dispositifs issus de la justice pénale qui s’est fait une place sans difficulté dans le sens commun, au point de symboliser à lui seul tous les effets de marquage que cette justice peut infliger aux humains, « l’incarnation même du stigmate de la criminalité» comme le disent Van der Plancke et Rouvroy dans le présent ouvrage. Ainsi, « ne pas avoir de casier » représente un enjeu fondamental pour bon nombre de justiciables, enjeu dont il n’est pas vraiment utile de préciser l’importance et que tout le monde comprend.
Pourtant, l’ouvrage collectif que notre article a la lourde tâche de conclure, rend compte à souhait de la complexité de cet objet. Loin de ne représenter qu’un outil d’administration judiciaire étudié par le droit, le casier judiciaire et la réflexion qui l’accompagne convoquent des disciplines aussi multiples que l’histoire, la sociologie, la science politique ou encore la philosophie. Cette conclusion aura donc pour ambition de rassembler et commenter sommairement les lignes de force des réflexions soulevées par les contributeurs de cette belle publication et d’y intégrer les quelques questionnements transversaux qui peuvent l’accompagner…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter ce chapitre
4,00 €