Chapitre de Que sais-je ? / Repères

Chapitre IV. L’opérationnalisation

Pages 53 à 86

Citer ce chapitre


  • Jeangène Vilmer, J.-B.
(2015). Chapitre IV. L’opérationnalisation. La responsabilité de protéger (p. 53-86). Presses Universitaires de France. https://droit.cairn.info/la-responsabilite-de-proteger--9782130632108-page-53?lang=fr.

  • Jeangène Vilmer, Jean-Baptiste.
« Chapitre IV. L’opérationnalisation ». La responsabilité de protéger, Presses Universitaires de France, 2015. p.53-86. CAIRN.INFO, droit.cairn.info/la-responsabilite-de-proteger--9782130632108-page-53?lang=fr.

  • JEANGÈNE VILMER, Jean-Baptiste,
2015. Chapitre IV. L’opérationnalisation. In : La responsabilité de protéger. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Que sais-je ? p.53-86. URL : https://droit.cairn.info/la-responsabilite-de-proteger--9782130632108-page-53?lang=fr.

Notes

  • [1]
    UN Doc. SG/A/1070 BIO/3877 (29 mai 2007).
  • [2]
    UN Doc. A/HRC/7/37 (18 mars 2008), § 12.
  • [3]
    A. Bellamy, « Mainstreaming the Responsibility to Protect in the United Nations System », op. cit., p. 160-161.
  • [4]
    F. Deng, Interview on « The Responsibility to Protect », op. cit., p. 85.
  • [5]
    A. Bellamy, « Mainstreaming the Responsibility to Protect in the United Nations System », op. cit., p. 165.
  • [6]
    Secretary-General’s Internal Review Panel on United Nations Action in Sri Lanka, novembre 2012, § 74.
  • [7]
    N. Hajjami, La Responsabilité de protéger, op. cit., p. 96.
  • [8]
    UN Doc. A/62/1 (30 août 2007), supplément no 1, p. 22.
  • [9]
    Respectivement in Le Monde, 15 mai 2008, p. 4 ; R. Thakur, T. Weiss, « R2P : From Idea to Norm – and Action ? », Global Responsibility to Protect, 1, 2009, p. 48 ; BBC News, 9 mai 2008 ; The Guardian, 9 mai 2008.
  • [10]
    N. Hajjami, La Responsabilité de protéger, op. cit., p. 260-284.
  • [11]
    New York Times, 26 août 2008.
  • [12]
    X. Kurowska pense qu’il s’agit d’une mauvaise interprétation (« Multipolarity as Resistance to Liberal Norms : Russia’s Position on Responsibility to Protect », Conflict, Security & Development, 14 : 4, 2014, p. 489-508).
  • [13]
    N. Hajjami, La Responsabilité de protéger, op. cit., p. 266.
  • [14]
    Afrique du Sud, Algérie, Bénin, Corée du Nord, Cuba, Égypte, Gambie, Iran, Libye, Namibie, Palestine, Qatar, Russie, Syrie et Venezuela.
  • [15]
    UN Doc. A/ES-10/PV.33 (15 janvier 2009), p. 9.
  • [16]
    UN Doc. S/PV.5703 (22 juin 2007), p. 3.
  • [17]
    UN Doc. S/PV.6650 (9 novembre 2011), p. 2.
  • [18]
    R. Cohen, « How Kofi Annan Rescued Kenya », The New York Review of Books, 14 août 2008. Voir aussi K. Annan, Interventions, Allen Lane, 2012, p. 189-202.
  • [19]
    UN Doc. A/63/677 (12 janvier 2009), § 11(c).
  • [20]
    M. Doyle, The Question of Intervention, New Haven, Yale University Press, 2015, p. 126, no 27.
  • [21]
    A. Bellamy, « The Responsibility to Protect – Five Years On », Ethics & International Affairs, 24 : 2, 2010, p. 155.
  • [22]
    M. Doyle, The Question of Intervention, op. cit., p. 126.
  • [23]
    D. Kingsbury, Sri Lanka and the Responsibility to Protect, Londres, Routledge, 2011.
  • [24]
    S. Chesterman, Just War or Just Peace ?, op. cit., p. 236.
  • [25]
    T. Weiss, « RtP Alive and Well After Libya », op. cit., p. 289.
  • [26]
    L. Feinstein, « Darfur and Beyond : What Is Needed to Prevent Mass Atrocities », Council on Foreign Relations, CRS no 22, janvier 2007, p. 38.
  • [27]
    Rés. S-11/1 du 27 mai 2009.
  • [28]
    Secretary-General’s Internal Review Panel on United Nations Action in Sri Lanka, novembre 2012, § 74.
  • [29]
    UN Doc. SG/SM/11701 (15 juillet 2008).
  • [30]
    UN Doc. A/63/677 (12 janvier 2009), § 10(b).
  • [31]
    N. Hajjami, La Responsabilité de protéger, op. cit., p. 280.
  • [32]
    En 2015, quarante-huit États membres de l’ONU n’étaient pas parties à la Convention contre le génocide de 1948 ; vingt-huit à l’un des protocoles additionnels aux Conventions de Genève de 1949, voire aux deux ; et soixante-douze au statut de Rome de la CPI.
  • [33]
    UN Doc. A/63/677 (12 janvier 2009), § 11(c).
  • [34]
    F. Deng, Interview on « The Responsibility to Protect », op. cit, p. 86.
  • [35]
    UN Doc. S/PV.5319 (9 décembre 2005), p. 21.
  • [36]
    S. Chesterman, « “Leading From Behind” », op. cit., p. 280.
  • [37]
    CIISE, La Responsabilité de protéger, op. cit., p. xi.
  • [38]
    T. Weiss, « RtP Alive and Well After Libya », op. cit., p. 287.
  • [39]
    D. Chandler, « The Contradictions of R2P », International Peacekeeping, 16 : 3, 2009, p. 440.
  • [40]
    R. Reike, « The “Responsibility to Prevent” : An International Crimes Approach to the Prevention of Mass Atrocities », Ethics & International Affairs, 28 : 4, 2014, p. 451-476.
  • [41]
    O. Corten, B. Delcourt, « L’intervention militaire en Libye : une avancée du droit international ? », Politique, revue de débats, 70, 2011, p. 5-7.
  • [42]
    P. Williams, « The Road to Humanitarian War in Libya », Global Responsibility to Protect, 3, 2011, p. 49, et A. Bellamy, « Libya and the Responsibility to Protect : The Exception and the Norm », Ethics & International Affairs, 25 : 3, 2011, p. 263.
  • [43]
    S. Chesterman, « “Leading from Behind” », op. cit., p. 280.
  • [44]
    S. Szurek, « La responsabilité de protéger : du prospectif au prescriptif… et retour. La situation de la Libye devant le Conseil de sécurité », Droits, 56, 2014, p. 65.
  • [45]
    J.-B. Jeangène Vilmer, « Le militaire et l’humanitaire : la question libyenne », La Vie des idées, 2 septembre 2015, en ligne.
  • [46]
    M. Payandeh, « The United Nations, Military Intervention, and Regime Change in Libya », Virginia Journal of International Law, 52, 2012, p. 355-403.
  • [47]
    UN Doc. SG/SM/14021 (14 décembre 2011).
  • [48]
    Chatham House, « Gareth Evans on “Responsibility to Protect” After Libya », The World Today, octobre et novembre 2012, p. 32.
  • [49]
    UN Doc. A/69/981 (13 juillet 2015), § 67.
  • [50]
    http://www.globalr2p.org/resources/335 (au 1er octobre 2015).
  • [51]
    A. Bellamy, « The Responsibility to Protect Turns Ten », op. cit., p. 166.
  • [52]
    UN Doc. A/69/981 (13 juillet 2015), § 24.
  • [53]
    A. Bellamy, « The Responsibility to Protect Turns Ten », op. cit., p. 165-166.
  • [54]
    MINUSCA (RCA), MINUSMA (Mali), UNAMID (Darfour), UNISFA (Soudan), UNMIL (Liberia), UNMISS (Soudan du Sud), UNOCI (Côte d’Ivoire).
  • [55]
    A. Bellamy, « The Responsibility to Protect Turns Ten », op. cit., p. 173.
  • [56]
    UN Doc. A/HRC/23/58 (4 juin 2013).
  • [57]
    H. Védrine, « Réflexions sur la réforme de l’ONU », Pouvoirs, 109, 2004, p. 30-131.
  • [58]
    H. Védrine, « La gestion de la crise du Kosovo est une exception », Le Monde, 25 mars 2000, p. 16.
  • [59]
    Voir le volume supplémentaire The Responsibility to Protect : Research, Bibliography, Background, p. 379.
  • [60]
    J.-B. Jeangène Vilmer, « Ne plus accepter le blocage du Conseil de sécurité » (interview), La Chronique d’Amnesty International, 346, septembre 2015, p. 34-37.
  • [61]
    The Elders, A UN Fit for Purpose, 7 février 2015 (http://theelders.org/un-fit-purpose).
  • [62]
    G. Zyberi, « The Role of Non-State Actors in Implementing the Responsibility to Protect », in C. Ryngaert, M. Noortmann (dir.), Human Security and International Law, Intersentia, 2014, p. 53-74.
  • [63]
    F. Weissman, « “Not in Our Name” : Why Médecins Sans frontières Does Not Support the “Responsibility to Protect” », Criminal Justice Ethics, 29 : 2, 2010, p. 194-207.
  • [64]
    Ibid., p. 202.
  • [65]
    Qu’on trouve par exemple dans les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (2011), le Guide sur le devoir de diligence pour des chaînes d’approvisionnement responsables en minerais provenant de zones de conflits ou à haut risque de l’OCDE (2e éd., 2013), les Six Outils visant à lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles de la CIRGL (2010) et la Stratégie pour le commerce responsable des minerais originaires de zones de conflit proposée en 2014 par la Haute-Représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité de l’UE et le Commissaire européen chargé du Commerce.
  • [66]
    UN Doc. A/63/677 (12 janvier 2009), § 40.
  • [67]
    K. Senaratne, « R2P or R2PT ? – The “Responsibility to Protect from Terrorism” », The Official Government News Portal of Sri Lanka, 13 juin 2008.
  • [68]
    UN Doc. A/HRC/28/18 (27 mars 2015).
  • [69]
    A. Bellamy, « The Islamic State and the Case for the Responsibility to Protect », Opencanada.org, 20 avril 2015.
  • [70]
    D. Chandler, « The R2P Is Dead, Long Live the R2P : The Successful Separation of Military Intervention from the Responsibility to Protect », International Peacekeeping, 22 : 1, 2015, p. 2-3.
  • [71]
    A. Bellamy, « The Islamic State and the Case for the Responsibility to Protect », op. cit.

L’opérationnalisation de la R2P, qui est aussi un processus de normalisation (mainstreaming), est son intégration progressive dans la pratique onusienne. Elle a commencé au lendemain de l’adoption de la résolution 60/1 en 2005. Le conseiller spécial pour la prévention du génocide d’alors, Juan Mendez, s’est immédiatement coordonné avec le Comité exécutif pour la paix et la sécurité (ECPS) pour savoir comment mettre en œuvre ce concept. L’ECPS a établi un groupe de travail présidé par le Bureau du conseiller spécial pour la prévention du génocide et le Bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’homme. Dès 2006, des cadres onusiens comme le Secrétaire général adjoint chargé des Affaires humanitaires et coordinateur des secours d’urgence, Jan Egeland, ou le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Louise Arbour, intègrent la R2P à leurs discours et à leur pratique. La création d’un poste de conseiller spécial pour la R2P en 2007 est une étape majeure dans ce processus.
En même temps qu’il annonce la nomination de Francis Deng en mai 2007 au poste de conseiller spécial pour la prévention du génocide, Ban Ki-moon fait part de son intention de désigner « un conseiller séparé » pour « renforcer les efforts des Nations unies » sur la R2P. Le 21 février 2008, il nomme à ce poste Edward C. Luck, un Américain alors professeur à Columbia University, avec rang de Sous-Secrétaire général. Sa mission initiale est de « développer des idées en rapport avec les paragraphes 138 et 139 ».
Edward C…


Date de mise en ligne : 12/01/2016

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