Réflexions sur les facteurs de succès et d’échec des politiques de modernisation des services publics
Pages 13 à 24
Citer ce chapitre
- DE VISSCHER, Christian,
- FROMENT, Jean-Charles
- et MATHIEU, Martial,
- De Visscher, Christian.
- De Visscher, C.
- J. Froment
- et M. Mathieu
https://doi.org/10.3917/pug.frome.2014.01.0013
Citer ce chapitre
- De Visscher, C.
- J. Froment
- et M. Mathieu
- De Visscher, Christian.
- DE VISSCHER, Christian,
- FROMENT, Jean-Charles
- et MATHIEU, Martial,
https://doi.org/10.3917/pug.frome.2014.01.0013
Notes
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[1]
C. Pollitt, G. Bouckaert, Public Management Reform. A Comparative Analysis, Oxford : Oxford University Press, 2011 ; C. de Visscher, F. Varone, « La Nouvelle Gestion Publique “en action” », Revue internationale de politique comparée, 2004, n° 2, pp. 177-185 ; E. Suleiman, Le démantèlement de l’État démocratique, Paris : Seuil, 2005.
-
[2]
Voir à ce sujet le numéro thématique : « La gestion du changement stratégique dans les organisations publiques », Téléscope, Vol. 14, n° 3, automne 2008. Consultable en ligne : www.telescope.enap.ca
-
[3]
Consultable en ligne : www.oecd.org
-
[4]
C. Pollitt, G. Bouckaert, op. cit., pp. 75 et s.
- [5]
- [6]
-
[7]
C. Sandfurth, Les modèles de management par la qualité dans les services publics européens : comparaison entre le Common Assessment Framework (CAF) et les normes ISO 9001, mémoire de fin d’études, université catholique de Louvain, 2011.
-
[8]
P. Bezes, Réinventer l’État. Les réformes de l’administration française (1962-2008), Paris : PUF, 2009, pp. 217-225.
-
[9]
C. Pollitt, G. Bouckaert, op. cit., 2011, pp. 182 et s. ; F. Varone, « De l’irrationalité institutionnelle de la Nouvelle Gestion Publique », dans M. Hufty (dir.), La pensée comptable : État, néolibéralisme, nouvelle gestion publique, Genève : Nouveaux Cahiers de l’IUED et Paris : Presses universitaires de France, 1998, pp. 125-139.
-
[10]
Au sens d’une meilleure efficience, efficacité ou qualité de service (cf. supra).
-
[11]
P. Gibert, J.-C. Thoenig, « La gestion publique : entre l’apprentissage et l’amnésie », Politiques et management public, vol. 11, 1993, n° 1, pp. 3-21.
-
[12]
À l’image de la RCB en France, la Belgique a modifié la nomenclature budgétaire, fondée désormais sur le concept de programme, à partir de 1989. La Radioscopie de la fonction publique, lancée en 1991, a consisté en une analyse approfondie des administrations fédérales en vue d’une meilleure utilisation du personnel. Sur ces deux réformes, voir : M. Damar, « La réforme de l’administration », dans E. de Callatay (dir.), La fin du déficit budgétaire. Analyse de l’évolution récente des finances publiques belges, Bruxelles : De Boeck, 2001, pp. 310-326.
-
[13]
P. Gibert, J.-C. Thoenig, op. cit, p. 12.
-
[14]
C. Demmke, « Governmental, Organizational and Individual Performance. Performance Myths, Performance “Hype” and Real Performance », Eipascope, 2006/1, pp. 5-12.
-
[15]
C. Pollitt, G. Bouckaert, op. cit., pp. 75-76.
-
[16]
P. Bezes, op. cit., p. 48.
-
[17]
S. Weerts, « L’européanisation de la fonction publique : illustration du phénomène à travers un examen jurisprudentiel de quelques principes généraux du droit de la fonction publique », dans S. Depré, C. Molitor (dir.), État des lieux de la fonction publique, Bruxelles : Bruylant, 2005, pp. 33-60.
-
[18]
C. de Visscher, « Les grandes tendances dans l’évolution des fonctions publiques et les enjeux de la réforme Copernic de l’administration fédérale », dans R. Andersen, K. Leus (dir.), La réforme de la fonction publique, Bruxelles : La Charte, 2002, pp. 3-30.
-
[19]
J.-M. Eymeri-Douzans, « NPM Reform Legacy : a Common Praxeologic, a Variety of Acclimatizations, a Renewed Bureaucratization », dans J.-M. Eymeri-Douzans, J. Pierre (dir.), Administrative Reforms and Democratic Governance, Londres : Routledge, 2011, pp. 13-14.
-
[20]
Voir à ce sujet : P. Dunleavy, H. Margetts, S. Bastow, J. Tinkler, « New Public Management is Dead – Long Live New Digital-Era Governance », Journal of Public Administration Research and Theory, 2006, vol. 16, pp. 467-494. ; D. Lodge, D. Gill, « Toward a New Era of Administrative Reform ? The Myth of Post-NPM in New Zealand », Governance, 2011, vol. 24, n° 1, pp. 141-166.
-
[21]
P. Bezes, op. cit., pp. 50-55.
-
[22]
P. Dunleavy, Democracy, Bureaucracy and Public Choice, New York: Harvester Wheatsheaf, 1991.
-
[23]
C. de Visscher, « Le coup dans l’eau de Copernic : réforme de la haute fonction publique, nouvelle gestion publique et particratie en Belgique », Politiques et management public, 2005, vol. 23, n° 4, pp. 33-51.
-
[24]
La Marche blanche est une réaction citoyenne à l’affaire Dutroux qui a débouché sur une commission parlementaire d’enquête ayant mis en lumière des dysfonctionnements dans la police et la justice. La crise de la dioxine a révélé de graves dysfonctionnements dans l’administration fédérale : négligences dans le contrôle de la chaîne alimentaire dues en grande partie au manque de coordination entre les ministères concernés (santé publique et agriculture) suivies de nombreux cafouillages dans la gestion de la crise et de ses conséquences. Les résultats des élections de juin 1999 entraînèrent un changement de coalition gouvernementale. Les partis sociaux-chrétiens (CVP et PSC), au pouvoir depuis plus de quarante ans dans des coalitions formées en alternance avec les socialistes et les libéraux, furent renvoyés dans l’opposition. Libéraux, socialistes et écologistes, sous la houlette de Guy Verhofstadt, voulurent donner un signal fort à la population en lançant cette révolution copernicienne de l’appareil administratif.
À partir des années 1980, une grande vague de réformes administratives s’est répandue dans les pays de l’OCDE. La plupart des auteurs conviennent que ces réformes ont trouvé leur source d’inspiration dans la nouvelle gestion publique (NGP) – une doctrine qui, dans ses grandes lignes, promeut l’introduction dans les administrations publiques de méthodes et d’instruments issus de l’entreprise privée. L’impact de la NGP a certes été plus perceptible dans les pays anglo-saxons, mais on peut affirmer que le mouvement a touché les démocraties occidentales dans leur ensemble : privatisations, chartes des utilisateurs, création d’agences administratives, etc. ont été invoquées un peu partout comme des mesures phare pour remédier aux dysfonctionnements de l’appareil administratif.
Notre contribution ne s’attache pas à faire l’inventaire de ces réformes et encore moins de leurs résultats mais propose une réflexion comparée sur les facteurs qui contribuent au succès ou à l’échec des politiques de modernisation des services publics. Elle n’a cependant pas de portée normative en ce sens qu’elle ne cherche pas à montrer comment assurer la réussite du changement.
Dans un premier temps, nous nous pencherons sur la difficulté de la comparaison : les États sont-ils confrontés à des problèmes identiques ? Y a-t-il réellement convergence sur les solutions ? Les transformations produites sont-elles comparables et comment les aborder ? Dans un second temps, nous aborderons les dynamiques à l’œuvre ou les forces (socio-économiques, politiques, historiques, etc…
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