N
- Par Jean Salmon
Pages 720 à 761
Citer ce chapitre
- SALMON, Jean,
- Salmon, Jean.
- Salmon, J.
- J. Salmon
https://doi.org/10.3917/bru.salmo.2011.01.0720
Citer ce chapitre
- Salmon, J.
- J. Salmon
- Salmon, Jean.
- SALMON, Jean,
https://doi.org/10.3917/bru.salmo.2011.01.0720
Voy. Passeport Nansen.
A. Terme dont la signification la plus spécifique est d’ordre socio-politique et qui désigne un ensemble de personnes présentant un certain degré d’homogénéité tenant à la fois à des liens objectifs de race, de langue, de religion … et à des liens subjectifs exprimant une volonté de vivre ensemble.
« La nation est une société naturelle d’hommes que l’unité de territoire, d’origine, de mœurs et de langage mène à la communauté de vie et de conscience sociales ».
« Une nation est un principe spirituel résultant des complications profondes de l’histoire, une famille spirituelle, non un groupe déterminé par la configuration du sol ».
La nation, en ce sens, est dissociée de l’État, structure juridique d’organisation d’une population qui ne revêt pas forcément les caractères d’une nation, de sorte qu’on peut rencontrer des « États nationaux » qui coïncident avec une nation, des États multinationaux, formés de plusieurs nations, des nations divisées en plusieurs États, comme la nation allemande avant l’unification, des États formés d’ethnies hétérogènes, comme certains États nés de la décolonisation, mais susceptibles de forger une nation.
B. Terme employé parfois comme synonyme de « peuple » pour désigner l’ensemble des personnes ayant la nationalité d’un État.
« Les peuples des Nations Unies assurent la nation espagnole de leur sympathie constante ».
Dans un sens voisin, mais aujourd’hui désuet, a parfois été employé pour désigner, dans une circonscription consulaire, l’ensemble des personnes relevant d’un même État étranger…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter ce chapitre
6,00 €