Article de revue

Le Premier ministre, chef de la majorité

Pages 27 à 37

Citer cet article


  • Le Digol, C.
(2025). Le Premier ministre, chef de la majorité. Pouvoirs, 192(1), 27-37. https://doi.org/10.3917/pouv.192.0027.

  • Le Digol, Christophe.
« Le Premier ministre, chef de la majorité ». Pouvoirs, 2025/1 N° 192, 2025. p.27-37. CAIRN.INFO, droit.cairn.info/revue-pouvoirs-2025-1-page-27?lang=fr.

  • LE DIGOL, Christophe,
2025. Le Premier ministre, chef de la majorité. Pouvoirs, 2025/1 N° 192, p.27-37. DOI : 10.3917/pouv.192.0027. URL : https://droit.cairn.info/revue-pouvoirs-2025-1-page-27?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pouv.192.0027


Notes

  • [1]
    Que Thibaud Mulier et Guillaume Cornu soient remerciés de leur lecture et de leurs judicieuses observations.
  • [2]
    Alexandre Lemarié, « Le premier ministre, Jean Castex, veut s’imposer comme le chef de la majorité », LeMonde.fr, 7 septembre 2020.
  • [3]
    Sur la notion de rôle, cf. « On ne subit pas son rôle. Entretien avec Jacques Lagroye », Politix, n° 38, 1997, p. 7-17.
  • [4]
    Bernard Lacroix, « Le politiste et l’analyse des institutions. Comment parler de la présidence de la République ? », in id. et Jacques Lagroye (dir.), Le Président de la République. Usages et genèses d’une institution, Paris, Presses de Sciences Po, 1992, p. 13-77.
  • [5]
    Delphine Dulong, Premier ministre, Paris, cnrs Éditions, 2021, p. 73-79.
  • [6]
    Françoise Fressoz et Thomas Wieder, « Enquête sur les idées de Manuel Valls », LeMonde.fr, 3 avril 2014.
  • [7]
    Voir, supra, Delphine Dulong, « Les relations entre l’Élysée et Matignon : un problème institutionnel de moins en moins personnel », p. 17-26.
  • [8]
    Jean Castex a fait l’ena et Élisabeth Borne est polytechnicienne et ancienne préfète.
  • [9]
    Il faut souligner ici que ce n’était pas le cas pour François Fillon qui, en dépit de la brimade de Nicolas Sarkozy le rabaissant au statut de « collaborateur », disposait d’un capital politique élevé.
  • [10]
    « Politique : pourquoi Emmanuel Macron a choisi de maintenir Élisabeth Borne à Matignon », FranceTVinfo.fr, 19 juillet 2023.
  • [11]
    Alexandre Lemarié, « Le premier ministre, Jean Castex, veut s’imposer comme le chef de la majorité », art. cité.
  • [12]
    Claire Gatinois et Nathalie Segaunes, « Élisabeth Borne tisse ses réseaux auprès de l’aile droite de la majorité », LeMonde.fr, 6 octobre 2023 ; Loris Boichot, « Élisabeth Borne, la nouvelle chef d’une majorité à reconquérir », LeFigaro.fr, 17 mai 2022.
  • [13]
    Alexandre Lemarié, « Confirmée par Macron à son poste, Élisabeth Borne va mener les discussions avec les oppositions à l’Assemblée », LeMonde.fr, 27 juin 2022.
  • [14]
    « “Il reclive et donc ressoude” : comment Gabriel Attal tente de devenir le chef de la majorité », bfmtv.com, 9 mars 2024.
  • [15]
    Le cabinet du Premier ministre s’occupe tout particulièrement des relations avec le Parlement. Sur la coordination entre le gouvernement et le Parlement, cf. Claire Bloquet et Damien Lecomte, « La coordination du travail législatif : pour ouvrir (enfin) la boîte noire parlementaire », Revue française d’administration publique, n° 171, 2019, p. 713-726.
  • [16]
    « M. Jacques Chirac : “J’entends bien conduire la majorité à la bataille électorale” », Le Monde, 14 septembre 1974.
  • [17]
    Sur la manière dont Georges Pompidou, Premier ministre, prend son autonomie par rapport à Charles de Gaulle à partir de 1965 par les « affaires électorales », cf. Delphine Dulong, « Premier ministre », in Christine Manigand et Olivier Sibre (dir.), Le Dictionnaire Pompidou, Paris, Robert Laffont, 2024, p. 578-579.
  • [18]
    Pierre Brunet, Arnaud Le Pillouer et Michel Troper, « Le parlementarisme authentique suppose de rompre avec la confusion des rôles entre chef d’État et chef de gouvernement », LeMonde.fr, 21 août 2024.
  • [19]
    Premier ministre, op. cit., p. 11.
  • [20]
    Sur la notion de configuration, cf. Norbert Elias, Qu’est-ce que la sociologie ? (1970), La Tour-d’Aigues, L’Aube, 1991, p. 154-161.
  • [21]
    Jack Dion, « Avec Édouard Philippe, Macron a trouvé le bon Fillon », Marianne.net, 13 août 2017.
  • [22]
    Pierre-Emmanuel Guigo, « François Mitterrand : The Last Republican Monarch », in id. et Sergiu Mişcoiu (dir.), Presidents, Prime Ministers and Majorities in the French Fifth Republic, Cham, Palgrave Macmillan, 2024, p. 109-132 ; Bernard Lachaise, « Jacques Chirac : The Failure of Social Gaullism, the Longuest Cohabitation and the Spectre of the Far Right », ibid., p. 133-154.
  • [23]
    « Le politiste et l’analyse des institutions… », art. cité.
  • [24]
    Voir, infra, Matthieu Caron, « Le Premier ministre en droit gouvernemental », p. 77-87. Sur les fonctions gouvernementales, par exemple, cf. id., L’Autonomie organisationnelle du gouvernement. Recherche sur le droit gouvernemental de la Ve République, Bayonne, Institut universitaire Varenne, 2015.
Français

L’article analyse le rôle ambigu du Premier ministre en tant que « chef de la majorité » sous la Ve République, un titre souvent revendiqué mais absent des énoncés constitutionnels. Bien que ce rôle lui soit fréquemment attribué dans les discours politiques, sa reconnaissance dépend des rapports de force politiques, du capital politique du Premier ministre et de sa capacité à mobiliser sa majorité. Avec le renforcement du pouvoir présidentiel en 1962, et plus récemment à travers la mise en place du quinquennat, le leadership du Premier ministre est devenu un enjeu de pouvoir complexe, influencé par les relations avec le président de la République et les configurations institutionnelles changeantes.


English

The Prime Minister as Majority Leader

The article analyses the ambiguous role played by the prime minister as “majority leader” under the Fifth Republic, a title that is often referred to but is not mentioned in the Constitution. Although this role is frequently attributed to him in political speeches, its recognition depends on the political balance of forces, on the political capital of the prime minister and on his ability to mobilise his majority. With the strengthening of presidential power in 1962 and, more recently, the establishment of the five-year mandate, the leadership of the prime minister has become a complex power game influenced by the relations with the president and the changing institutional arrangements.


Date de mise en ligne : 21/01/2025

https://doi.org/10.3917/pouv.192.0027

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