Les conséquences internes de la crise économique
- Par Pere Vilanova
Pages 107 à 117
Citer cet article
- VILANOVA, Pere,
- Vilanova, Pere.
- Vilanova, P.
https://doi.org/10.3917/pouv.142.0107
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- Vilanova, P.
- Vilanova, Pere.
- VILANOVA, Pere,
https://doi.org/10.3917/pouv.142.0107
Notes
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[1]
Tony Judt, Ill Fares the Land, Londres, Allen Lane-Penguin, 2010 ; Tony Judt, Reappraisals. Reflexions on the Forgotten Twentieth Century, Londres, Penguin, 2008 (trad. fr., Retour sur le xxe siècle. Une histoire de la pensée contemporaine, Paris, Éditions Héloïse d’Ormesson, 2010).
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[2]
Au moment du bouclage, l’auteur n’avait aucune donnée sur le résultat des élections françaises.
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[3]
Joseph Maria Colomer, « El fín de la democracía estata », El País, 2 mars 2012.
-
[4]
Voir De Standar, cité par Courrier international, n° 1116, mars 2012.
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[5]
Stéphane Hessel, Indignez-vous !, Montpellier, Indigène éditions, 2010.
Résumé
La crise économique et financière internationale s’est installée dans le temps, sa durée est imprévisible, et surtout, règne une grande incertitude en ce qui concerne le monde « du jour d’après ». L’enjeu de fond semble être la nature du changement du rapport entre la société et la politique, les formes de représentation des intérêts sociaux, les nouveaux clivages qui divisent nos sociétés et ne répondent plus à l’idée traditionnelle de « luttes de classe ». Un des grands dangers, à l’heure actuelle, est celui de la croissante fragmentation des « champs et modes de réaction » des différents groupes sociaux. Ou bien la politique revient, ou on n’a plus rien à dire, sinon subir le diktat systémique des marchés.
Domestic Consequences of the Economic Crisis
Domestic Consequences of the Economic Crisis
The international economic and financial crisis seems set to last for some time ; its length is unpredictable and, above all, a considerable uncertainty looms regarding the world “the day after”. The major stake seems to be the nature of the changing relationship between society and politics, the forms of representation of social interests, the new dividing lines within our societies, which no longer correspond to the traditional schemas of the “class struggle”. One of the main dangers, in the current situation, is the growing fragmentation of the “the spheres and modes of reaction” of the different social groups. Either politics reclaims its role, or there is nothing left for us to do, but to submit to the systemic diktat of the markets.