Le sens des chiffres de l'asile
- Par Luc Legoux
Pages 15 à 19
Citer cet article
- LEGOUX, Luc,
- Legoux, Luc.
- Legoux, L.
https://doi.org/10.3917/pld.077.0015
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- Legoux, L.
- Legoux, Luc.
- LEGOUX, Luc,
https://doi.org/10.3917/pld.077.0015
Notes
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[1]
Voir Luc Legoux « Nouvelle donne mondiale, nouvel asile » in Michelle Guillon, Luc Legoux, Emmanuel Ma Mung, L’asile politique entre deux chaises, L’Harmattan 2003.
-
[2]
« L’asile en chiffres », Plein droit n° 65-66 juillet 2005.
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[3]
D’après le rapport d’activité 2006 de la CNDA, le délai de traitement en 2006 (après déstockage en 2005) était de 10,3 mois auquel il faut ajouter les trois semaines de délai après le rejet pour déposer un recours et le délai d’enregistrement des annulations dans les fichiers Ofpra. Ce dernier précise dans sa note méthodologique « Les données sur les annulations de la CRR ne correspondent pas parfaitement à celles publiées dans le rapport d’activité de cette dernière étant donné les délais d’enregistrement des annulations à l’Ofpra. »
Ces quinze dernières années, le nombre de réfugiés dans le monde a quasiment diminué de moitié, passant de 18 à 9,8 millions, évolution accompagnée d’une forte baisse de la demande d’asile en Europe. Malgré cela, le contrôle des flux de l’asile est de plus en plus au centre des débats. Paradoxe ? Non, simplement le nombre de réfugiés dans le monde n’est plus un indicateur pertinent de l’asile mondial, et le nombre de demandes d’asile en Europe reflète bien moins la situation des droits humains dans le monde que l’efficacité de l’endiguement des flux migratoires. Comme toutes les statistiques, particulièrement celles décrivant des faits sociaux, les chiffres de l’asile ont besoin d’être décodés.