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Article de revue

L’État “ post-moderne ”, la mondialisation et la guerre quelques réflexions sur : Jacques Chevallier, l’Étatpost-moderne

Pages 139 à 146

Citer cet article


  • Vennesson, P.
(2004). L’État “ post-moderne ”, la mondialisation et la guerre quelques réflexions sur : Jacques Chevallier, l’Étatpost-moderne. Droits, 39(1), 139-146. https://doi.org/10.3917/droit.039.0139.

  • Vennesson, Pascal.
« L’État “ post-moderne ”, la mondialisation et la guerre quelques réflexions sur : Jacques Chevallier, l’Étatpost-moderne ». Droits, 2004/1 n° 39, 2004. p.139-146. CAIRN.INFO, droit.cairn.info/revue-droits-2004-1-page-139?lang=fr.

  • VENNESSON, Pascal,
2004. L’État “ post-moderne ”, la mondialisation et la guerre quelques réflexions sur : Jacques Chevallier, l’Étatpost-moderne. Droits, 2004/1 n° 39, p.139-146. DOI : 10.3917/droit.039.0139. URL : https://droit.cairn.info/revue-droits-2004-1-page-139?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/droit.039.0139


Notes

  • [1]
    Ce texte reprend et développe ma communication à la table ronde “ Un État post-moderne ? ”, autour du livre de Jacques Chevallier, L’État post-moderne, Paris, lgdj, 2003, Institut Michel-Villey, Université Panthéon-Assas - Paris II, 17 octobre 2003. Je remercie le Pr Stéphane Rials de son invitation à participer à cette table ronde. Les références à L’État post-moderne figurent dans le texte entre parenthèses.
  • [2]
    Max Weber, Economy and Society, vol. 2 (1re éd., 1922), Berkeley, University of California Press, 1978, p. 901.
  • [3]
    Jacques Chevallier, Science administrative, Paris, puf, “ Thémis - Science politique ”, 2002 (3e éd. refondue) ; Jacques Chevallier, L’État de droit, Paris, Montchrestien-Clefs-Politique, 2003 (4e éd.) ; Jacques Chevallier, “ La gouvernance, un nouveau paradigme étatique ? ”, Revue française d’administration publique, 105-106, 2003, p. 203-217.
  • [4]
    Thomas Risse-Kappen (dir.), Bringing Transnational Relations Back In. Non-State Actors, Domestic Structures and International Institutions, Cambridge, Cambridge University Press, 1995.
  • [5]
    Bertrand Badie, Pierre Birnbaum, “ Sociologie de l’État revisitée ”, Revue internationale des sciences sociales, 140, juin 1994, p. 189-203 ; Bertrand Badie, La fin des terri­toires. Essai sur le désordre international et sur l’utilité sociale du respect, Paris, Fayard, 1995 ; Michael Mann, “ État-nation : mort ou transfiguration ? L’Europe et le monde ” (1re éd., 1993), Le Débat, 84, mars-avril 1995, p. 49-69 ; Richard Rosecrance, The Rise of the Trading State. Commerce and Conquest in the Modern World, New York, Basic Books, 1986 ; Richard Rosecrance, The Rise of the Virtual State, New York, Basic Books, 1999 ; Richard Rosecrance, avec Bertrand Badie, Pierre Hassner, Pierre de Senarclens, Débat sur l’État virtuel, Paris, Presses de Sciences-Po, 2002.
  • [6]
    Aristide R. Zolberg, “ L’influence des facteurs externes sur l’ordre politique interne ”, dans Jean Leca, Madeleine Grawitz (dir.), Traité de science politique, t. 1, Paris, puf, 1985.
  • [7]
    Otto Hintze, “ Système politique et système militaire ” (1re éd., 1906), dans Otto Hintze, Féodalité, capitalisme et État moderne (essais d’histoire sociale comparée choisis et présentés par Hinnerk Bruhns), Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1991, p. 58, 71. Sur ces dynamiques internationales, Ludwig Dehio, The Precarious Balance. Four Centuries of the European Power Struggle (1re éd., 1948), New York, Alfred A. Knopf, 1962. Sur la contribution de Otto Hintze à l’histoire de l’administration, cf. Otto Hintze, “ The commissary and his significance in general administrative history ” (1re éd., 1919), dans Otto Hintze, The Historical Essays of Otto Hintze (edited with an introduction by Felix Gilbert), Oxford, Oxford University Press, 1975, p. 178-215.
  • [8]
    James N. Rosenau, Turbulence in World Politics. A Theory of Change and Continuity, Princeton, nj, Princeton University Press, 1990 ; Thomas Homer-Dixon, Le défi de l’imagination. Comment résoudre les problèmes de l’avenir ? (1re éd., 2000), Montréal, Boréal, 2002.
  • [9]
    Stephen D. Krasner, Sovereignty : Organized Hypocrisy, Princeton, nj, Princeton University Press, 1999.
  • [10]
    Sur l’importance de l’autonomie de décision dans le domaine stratégique, Lucien Poirier, “ Une méthode de stratégie militaire prospective ”, dans Lucien Poirier, Essais de stratégie théorique, Paris, Fondation pour les études de défense nationale, 1983, p. 117-119.
  • [11]
    Arno Mayer, La persistance de l’Ancien Régime. L’Europe de 1848 à la Grande Guerre (1re éd., 1981), Paris, Flammarion, “ Champs ”, 1990, p. 11-22.
  • [12]
    Peter J. Katzenstein, “ International relations and domestic structures : Foreign economic policies of advanced industrial states ”, International Organization, 30 (1), hiver 1976, p. 1-45 ; Peter Gourevitch, “ The second image reversed : The international sources of domestic politics ”, International Organization, 32 (4), automne 1978, p. 881-912 ; G. John Ikenberry, Reasons of State. Oil Politics and the Capacities of American Government, Ithaca, ny, Cornell University Press, 1988 ; Harald Müller, Thomas Risse-Kappen, “ From the outside in and from the inside out. International relations, domestic politics, and foreign policy ”, dans Valerie Hudson, David Skidmore (dir.), The Limits of State Autonomy : Societal Groups and Foreign Policy Formulation, Boulder, co, Westview Press, 1993.
  • [13]
    Brigitta Unger, Frans van Waarden (dir.), Convergency or Diversity ? Internationalization and Economic Policy Response, Aldershot, Avebury, 1995 ; Susanne Berger, Ronald Dore (dir.), National Diversity and Global Capitalism, Ithaca, ny, Cornell University Press, 1996 ; Jeffry A. Frieden, Ronald Rogowski, “ The impact of the international economy on national policies : An analytical overview ”, dans Robert O. Keohane, Helen V. Milner (dir.), Internationalization and Domestic Politics, Cambridge, Cambridge University Press, 1996 ; Geoffrey Garrett, “ Global market and national politics : Collision course or virtuous circle ? ” (1re éd., 1998), dans Peter J. Katzenstein, Robert O. Keohane, Stephen D. Krasner (dir.), Exploration and Contestation in the Study of World Politics, Cambridge, Mass., The mit Press, 1999, p. 147-184.
  • [14]
    Stephen G. Brooks, William C. Wohlforth, “ Power, globalization, and the end of the Cold War. Reevaluating a landmark case for ideas ”, International Security, 25 (3), hiver 2000-2001, p. 5-53.
  • [15]
    Pour des hypothèses fructueuses, James Rosenau, The Study of Political Adaptation : Essays on the Analysis of World Politics, New York, Nichols, 1981 ; Daniel Deudney, G. John Ikenberry, “ The international sources of soviet change ”, International Security, 16 (3), hiver 1991-1992, p. 74-118.
  • [16]
    Otto Hintze, “ Nature et transformation de l’État moderne ” (1re éd., 1931), dans Otto Hintze, Féodalité, capitalisme et État moderne (essais d’histoire sociale comparée choisis et présentés par Hinnerk Bruhns), Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1991, p. 301-330.
  • [17]
    Pauline Marie Rosenau, Post-Modernism and the Social Sciences. Insights, Inroads, and Intrusions, Princeton, Princeton University Press, 1992.
  • [18]
    Joël Cornette, Le roi de guerre. Essai sur la souveraineté dans la France du Grand Siècle, Paris, Payot, “ Bibliothèque historique ”, 1993. Pour un bilan historiographique, Jean Chagniot, Guerre et société à l’époque moderne, Paris, puf, “ Nouvelle Clio ”, 2001.
  • [19]
    Michel Foucault, “ Il faut défendre la société ”. Cours au Collège de France. 1976, Paris, Gallimard - Le Seuil, “ Hautes Études ”, 1997. Sur les relations entres l’ordre constitutionnel et la stratégie, Philip Bobbitt, The Shield of Achilles. War, Peace and the Course of History (1re éd., 2002), Londres, Penguin, 2003.
  • [20]
    Michael C. Desch, “ War and strong States, peace and weak States ? ”, International Organization, 50 (2), printemps 1996, p. 237-268. Sur l’impact de la guerre froide sur l’État aux États-Unis, Michael S. Sherry, In the Shadow of War. The United States since the 1930s, New Haven, ct, Yale University Press, 1995 ; Aaron L. Friedberg, In the Shadow of the Garrison State. America’s Anti-Statism and Its Cold War Grand Strategy, Princeton, nj, Princeton University Press, 2000.
  • [21]
    Bernard Paqueteau, “ De la nation armée à la société défendue. Que reste-t-il de l’esprit de défense ? ”, dans Hubert Jean-Pierre Thomas, François Cailleteau (dir.), Retour à l’armée de métier, Paris, Economica, “ Bibliothèque stratégique ”, 1998, p. 75-95 ; Éric Desmons, Mourir pour la patrie ?, Paris, puf, “ Béhémoth ”, 2001.

L’État post-moderne de Jacques Chevallier apporte une contribution importante aux analyses des mutations de l’État aujourd’hui. L’objectif de l’auteur est de s’interroger sur “ la portée des transformations que connaît actuellement l’État et, plus brutalement, sur son avenir en tant que forme d’organisation politique ” (p. 13). Il veut comprendre la situation présente et le devenir d’un type particulier de communauté politique qui n’a pas existé partout et toujours, et dont l’organisation s’est inscrite dans des histoires spécifiques et des constructions institutionnelles particulières. Les “ principes d’organisation ” des sociétés et leurs valeurs sont en plein bouleversement et toutes les institutions sont affectées, qu’il s’agisse d’une entreprise, d’une compagnie théâtrale ou d’un parti politique (p. 17 et s.). Dès lors, “ (...) les changements qui affectent l’État ne sont qu’un des aspects de cette mutation et, en tant que tels, indissociables des mouvements de fond qui agitent le social ” (p. 15). L’auteur examine successivement la reconfiguration des appareils d’État (chap. 1), puis les transformations du droit (chap. 2) et enfin la redéfinition du lien politique (chap. 3). Nous sommes en présence d’un texte maîtrisé et structuré – chaque chapitre est composé d’une section préliminaire et de quatre sections, même si cette symétrie est un peu trompeuse (notamment dans le chap. 3) –, bien argumenté et nuancé. Resserré dans son expression et couvrant une matière ample, l’ouvrage ne permet peut-être pas toujours à l’auteur d’approfondir toutes les conséquences de ses observations…


Date de mise en ligne : 16/10/2015

https://doi.org/10.3917/droit.039.0139

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