L’enseignant colonial en AOF aux XIXe et XXe siècles, un pédagogue et un colonisateur
- Par David Zirignon
Pages 207 à 231
Citer cet article
- ZIRIGNON, David,
- Zirignon, David.
- Zirignon, D.
https://doi.org/10.3917/cphd.010.0207
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Notes
-
[1]
Afrique Occidentale Française.
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[2]
Le Gouverneur Général Merlin, le 27 juin 1921 dans le BEAOF, n° 47, p. 83.
-
[3]
C. Eizlini, Le bulletin de l’enseignement de l’AOF, une fenêtre sur le personnel d’enseignement public expatrié en Afrique Occidentale Française, Thèse de doctorat de sciences de l’éducation, Université Paris-Descartes, 2012, p. 159.
-
[4]
C. Eizlini, ibid., p. 160.
-
[5]
C. Eizlini, ibid., p. 161.
-
[6]
G. Hardy dans le BEAOF, 1913, n° 6, p. 190.
-
[7]
S. Duteil, Enseignants coloniaux : Madagascar, 1896-1960, Thèse de doctorat sous la direction de J. Barzman, Université du Havre, 2009, p. 409.
-
[8]
Lettre de G. Bernadou à l’inspecteur du conseil de l’instruction publique afin d’obtenir un poste pour la rentrée prochaine, 1921, dans le dossier de carrière de Gabriel Bernadou. Centre des Archives d’Outre-Mer, Côte EEII 3596 (2).
-
[9]
Demande de renseignement de C. Eizlini, dans le dossier de carrière de Pierre Domengue, Centre des Archives d’Outre-Mer, Côte EEII 2451 (2).
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[10]
Lettre de A. Dirand à Monsieur le Ministre de la France d’Outre-Mer, dans le dossier de carrière de Alfred Dirand, Centre des Archives d’Outre-Mer, Côte EEII 3860 (16).
-
[11]
Ce manifeste dit de Chambéry à la veille de la seconde guerre mondiale affirmait « Nous sommes résolument pacifistes ». Ce postulat fût considéré par les républicains comme une atteinte grave au patriotisme et un acte de dédain envers la nation, H. Dubief, Le syndicalisme révolutionnaire, Paris, Armand colin, 316 p.
-
[12]
Bulletin individuel de renseignements établi par le préfet avant l’expatriation, dans le dossier de carrière de Jacques Bannes, Centre des Archives d’Outre-Mer, Côte EEII 3594 A (3), 1912.
-
[13]
Lettre du Gouverneur Général de l’AOF W. Merlaud-Ponty au ministre des colonies, dans le dossier de carrière de Jacques Bannes, Centre des Archives d’Outre-Mer, Côte 3594 A (3), 1912.
-
[14]
Lettre du Ministre des colonies A. Lebrun au Gouverneur Général de l’AOF William Ponty, dans le dossier de carrière de Jacques Bannes, Centre des Archives d’Outre-Mer, Côte Idem.
-
[15]
Circulaire du Lieutenant-Gouverneur de la Côte d’Ivoire relative aux simplifications administratives pendant et avant la guerre du 17 janvier 1916, dans le Bulletin de l’Enseignement de l’Afrique de l’Ouest, n° 22, p. 163.
-
[16]
Ibid., p. 164.
-
[17]
Pour D. Bouche, le décret fondateur de 1903 organisant l’enseignement en AOF tranche officiellement pour le principe de l’adaptation de l’enseignement dans le débat l’opposant à celui de l’assimilation. L’idée d’enseignement adapté guidera la politique d’enseignement en AOF.
-
[18]
G. Hardy, Histoire de la colonisation française, 1931, p. 520.
-
[19]
S. Henri, Ministre des colonies envoyant une lettre à Monsieur le Gouverneur Général de l’Afrique Occidentale Française, dans le Bulletin de l’enseignement en Afrique Occidentale Française, 1919, n° 41, p. 51.
-
[20]
G. Hardy, Une conquête morale, 1917, p. 350.
-
[21]
W. Merlaud-Ponty, « Circulaire relative aux programmes du 1er mai 1914 dans le Bulletin de l’Enseignement en Afrique Occidentale Française, Numéro spécial, plan d’études et programmes scolaires », p. 4.
-
[22]
B. Denise, L’enseignement dans les territoires français de l’Afrique de 1817 à 1920. Mission civilisatrice ou formation d’une élite ? Thèse de doctorat, Université de Lille III, Lille, Service de reproduction des thèses, p. 584.
-
[23]
B. Denise, L’enseignement dans les territoires français de l’Afrique de 1817 à 1920. Mission civilisatrice ou formation d’une élite ? Thèse de doctorat, Université de Lille III, Lille, Service de reproduction des thèses, p. 585.
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[24]
Arrêté réorganisant le cadre secondaire du personnel de l’enseignement primaire commun aux colonies du groupe de l’Afrique Occidentale Française, Journal Officiel AOF, 1925, p. 276.
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[25]
B. Denise, ibid., p. 585.
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[26]
Plusieurs anciens élèves parlent de cet incident. C’est le cas de Bernard Dadié qui entre à Ponty quelques années plus tard après l’incident et qui explique ce fait dans « Misères de l’enseignement en AOF », Présence Africaine, n° 11, 1956-1957, p. 61.
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[27]
Circulaire à Messieurs les administrateurs commandants de cercles et chefs de postes au sujet des écoles, Signé Angoulvant. Bingerville, le 24-12-1914, Journal Officiel Côte d’Ivoire, 1914, p. 454, Arrêté du 1er mai 1924.
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[28]
La mise en valeur des colonies, Paris 1923, p. 95.
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[29]
P. Desalmand, Histoire de l’éducation en Côte d’Ivoire : des origines à la Conférence de Brazzaville, Abidjan, Les Éditions du CERAP, 2008, p. 351.
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[30]
Circulaire sur l’enseignement, signée Carde, 31-12-1923, J.O. AOF, 1924, p. 70.
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[31]
G. Hardy, Directeur de l’enseignement en AOF, s’adressant en ces termes aux enseignants coloniaux en 1913.
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[32]
P. Desalmand, ibid. p. 311-312.
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[33]
Arrêté local du 16-7-1911. La circulaire de Ponty date du 24-08-1911. Cette circulaire intervient au sujet de la refonte des textes de l’enseignement en Afrique Occidentale Française, Journal Officiel de l’AOF, p. 575.
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[34]
Recrutement d’inspecteurs des Écoles par concours : Arrêté du 31-3-1913, Journal Officiel de Côte d’Ivoire, p. 223, Archives Nationales de Côte d’Ivoire, Plateau-Abidjan.
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[35]
Recrutement d’inspecteurs des Écoles par concours : Arrêté du 31-3-1913, Journal Officiel de Côte d’Ivoire, p. 223, Archives Nationales de Côte d’Ivoire, Plateau-Abidjan.
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[36]
Arrêté fixant l’organisation générale de l’enseignement en Afrique Occidentale française du 1-11-1918, Journal Officiel AOF, Bibliothèque Nationale de France, 1918, p. 572.
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[37]
Comité Français de la Libération Nationale présidé par Charles de Gaulle.
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[38]
P. Desalmand, Histoire de l’éducation en Côte d’Ivoire : De la Conférence de Brazzaville à 1984, Les Éditions du CERAP, Abidjan, 2004, Tome 2, 589 p.
-
[39]
Les recommandations de la Conférence de Brazzaville sont en particulier contenues dans la Conférence de Brazzaville, Édition du Baobab, Brazzaville, s.d., 1944, 75 p.
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[40]
« Note de M. L. Sedar Senghor, Professeur au lycée de Tours, relative à l’enseignement en AOF. Mars 1938 », citée en annexe de la thèse de R. Colin sur Systèmes d’éducation et mutations sociales : Continuités et discontinuité dans les dynamiques socio-éducatives, 1048 Pages.
-
[41]
La conférence Africaine Française, Brazzaville (30 janvier 1944-8 Février 1944), édition du commissariat aux colonies, Alger, 1944, 126 p.
-
[42]
Journal Officiel de l’Afrique Occidentale Française, 1945, p. 713.
-
[43]
Mamadou et Bineta est un livre éducatif ou un livre de français à l’usage des cours moyens et supérieurs utilisé en Afrique noire de André Davesne. Les éditions de 1950 sont encore utilisées en 2005 dans les écoles du Mali, malgré tous les développements pédagogiques des cinquante dernières années. Une nouvelle édition intitulée Mamadou et Bineta sont devenus grands est parue en 2010.
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[44]
« Formation des maîtres de l’enseignement primaire en AOF » ; dactylographié, 14 p. Document remis par M.R. Dumargue à P. Desalmand sur la formation des maîtres et les écoles normales.
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[45]
A. Toure, « La coopérative scolaire de Korhogo » dans Les Bâtisseurs de l’enseignement en Côte d’Ivoire, Ceda, 1984, p. 71-83.
-
[46]
Circulaire n° 838/E6 du 1er décembre 1951, publiée dans l’Éducation africaine n° 14, 1952, p. 29-31.
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[47]
La loi n° 56-619 du 23 juin 1956 dite loi-cadre Defferre est une loi qui autorise le gouvernement à mettre en œuvre les réformes et à prendre les mesures propres pour assurer l’évolution des territoires relevant du Ministre de la France d’Outre-Mer Gaston Deferre et qui créera dans les territoires d’Outre-Mer des conseils de gouvernement élus au suffrage universel, ce qui permettra au pouvoir exécutif local d’être plus autonome face à la métropole.
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[48]
Ibid., p. 29-30.
-
[49]
D. Bouche, « L’école rurale en Afrique Occidentale Française de 1903 à 1956 » dans Réflexions historiques, Tome VII, n° 2 et 3, 1980, p. 207-219.
-
[50]
Date de l’indépendance de la Guinée (2 octobre 1958).
Par cette citation, Albert Sarraut, ancien Gouverneur de l’Indochine Française puis Ministre des Colonies, rend compte de l’importance primordiale de la mise en place d’un enseignement façonné dans les colonies françaises au XIXe et au XXe siècles surtout, période où s’éveillent des sentiments d’injustice relatifs à l’égalité de l’accès aux mêmes droits civiques, à la citoyenneté pleine, à un degré d’instruction similaire… Un peu partout dans les colonies françaises et surtout en Afrique. Pour le développement de l’entreprise ultramarine, l’enseignement colonial essentiellement à destination des populations indigènes, est le principal canal de la politique de colonisation et de domination françaises dans ses colonies.
L’enseignant colonial est donc le premier vecteur de la mission civilisatrice et c’est dans cette configuration que sa mission rassemble les considérations relatives à la politique et à l’éducation à la citoyenneté. Il peut être perçu comme l’élite politique par excellence en AOF. Celui-ci a la mission d’implanter dans les mentalités des peuples d’AOF les valeurs de la République Française et de montrer la grandeur de la France, l’histoire de ses grandes guerres menées, sa manière de vivre en société. À cet effet, l’enseignant colonial est un puissant moyen de colonisation et d’exploitation économique. Dès l’occupation de l’Afrique, les besoins d’une main d’œuvre ouvrière constituent une préoccupation réelle du pouvoir colonial (Gouverneur, député) et l’école est le seul moyen pour résoudre ce problème…
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