La Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts, un projet culturel, éducatif, social, de territoire, pour partager et attirer le monde
- Par Paul Rondin
Pages 60 à 62
Citer cet article
- RONDIN, Paul,
- Rondin, Paul.
- Rondin, P.
https://doi.org/10.3917/admi.284.0060
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- Rondin, Paul.
- RONDIN, Paul,
https://doi.org/10.3917/admi.284.0060
En 1528, pour s’adonner à la chasse, François Ier érige un logis royal au milieu de la forêt de Retz, la plus vaste de France à l’époque, aujourd’hui l’une des quinze forêts d’exception. Le château rivalise avec les plus belles réalisations de son époque, tout en influences italiennes et savoir-faire français. Au fil du temps, Villers-Cotterêts devient lors des séjours de la cour une sorte de capitale éphémère du royaume où la politique se décide. En 1539, François Ier y signe une ordonnance historique pour faire du français la langue unique des actes administratifs et juridiques, créant ainsi une langue d’égalité pour les habitants du royaume. Précurseur, François Ier ne veut pas écraser les patois ou les autres langues régionales, mais créer une unité à partir de la langue « officielle » dans un univers multilingue assumé, nous y reviendrons. Si le château est le siège de l’activité économique et politique du pays pendant les séjours des rois, il est aussi le théâtre de fêtes. François Ier aurait donné au château le surnom de « Mon Plaisir ». Ces réjouissances et les fêtes locales des siècles suivants suscitent le dicton qui serait né au XIXe siècle : « s’amuser comme à Villers-Cotterêts ». Les Orléans, qui reçoivent le château en 1661, y mèneront une vie de jeux, de conversations et de réceptions. Louis XIV y séjourne à plusieurs reprises. En 1664, la troupe de Molière crée une nouvelle comédie intitulée Le Tartuffe ou l’Hypocrite. Appréciée par le roi, mais dénigrée par l’archevêque de Paris, Louis XIV en fait interdire les représentations publiques…
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