Comme un seul homme avec un seul cœur
- Par Haïm Korsia
Pages 103 à 104
Citer cet article
- KORSIA, Haïm,
- Korsia, Haïm.
- Korsia, H.
https://doi.org/10.3917/admi.283.0103
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- Korsia, H.
- Korsia, Haïm.
- KORSIA, Haïm,
https://doi.org/10.3917/admi.283.0103
De quoi parle-t-on quand on évoque l’esprit de défense ? Pour moi, qui suis officier de réserve, aumônier militaire, et qui suis profondément attaché à nos armées, ce qui vient immédiatement à l’esprit est évidemment le rôle que joue, dans le fonctionnement de l’État comme dans les relations internationales, la force armée d’un pays, et donc la manière que les responsables, politiques puis militaires, ont de l’orchestrer.
Mais « l’esprit de défense » peut-il être réduit à cette seule approche, si noble – et si fondamentale – soit-elle ?
De quoi parle-t-on quand on parle d’esprit ? Qu’est-ce que l’esprit, avec ou sans majuscule ? Le Petit Larousse donne de ce mot une définition très large, qui souligne la richesse, la diversité voire la complexité des acceptions de ce concept. Il dit notamment, car on ne peut tout citer, « souffle vital », « âme » ou « être imaginaire ». Il dit aussi « faculté intellectuelle », « jugement », « ingéniosité », « talent », « art », « sens », « signification réelle », « aptitude », etc. Et qu’est-ce que la défense ? Une protection ? Une position en faveur d’une cause ? Une interdiction ? Il peut être admis d’emblée que la notion d’interdiction, de prohibition, n’entre pas dans le champ qui nous occupe, car elle porte un côté négatif peu compatible avec ce que nous savons désormais, du moins ce que nous avons retenu, du mot esprit ; nous accepterons donc que la défense est la réponse, préventive ou non, à une attaque, une agression, en vue de la préservation et de la mise en sécurité de personnes, de biens, d’idées et même d’idéaux et de foi…
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