Des origines de l’ENM à la création du CRPJ. L’introuvable recherche
- Par Pierre Pétriat
Pages 56 à 60
Citer ce chapitre
- PÉTRIAT, Pierre,
- AGUILA, Yann,
- Pétriat, Pierre.
- Pétriat, P.
- Y. Aguila
https://doi.org/10.3917/puf.gari.2007.01.0056
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- Pétriat, P.
- Y. Aguila
- Pétriat, Pierre.
- PÉTRIAT, Pierre,
- AGUILA, Yann,
https://doi.org/10.3917/puf.gari.2007.01.0056
Je tiens préalablement à vous avertir que je suis un magistrat, mais
absolument pas un chercheur. Après plusieurs années d’exercice en juridiction, j’ai été appelé à diriger le service des stages de l’ENM. À l’issue de
mon mandat, le directeur de l’École m’a proposé de mettre cette expérience à profit pour procéder, dans le cadre du contrat d’objectifs, à la
création d’un nouveau service de « ressources, recherche et diffusion »,
comprenant un « centre de recherche sur les pratiques judiciaires ». C’est
donc à ce titre, en tant que chargé de l’organisation de la recherche, que
je participe à cette table ronde, et je vous remercie par avance d’excuser le
caractère terre à terre, sinon « rustique », de mes propos.
Devoir intervenir sur l’organisation de la recherche devant un parterre
d’éminents spécialistes impose, sinon de connaître son sujet, du moins de
l’aborder avec humilité. Et donc, d’abord, d’essayer de savoir de quoi on
parle. Qu’est-ce que la recherche ? Pour un magistrat pénaliste, la
recherche c’est d’abord la recherche de la vérité, et en fait, de la vérité
judiciaire, qui n’est le plus souvent hélas, qu’une vérité relative... Et même
si c’est en qualité de magistrat représentant au surplus l’École nationale de
la magistrature que j’interviens aujourd’hui, il n’est évidemment pas question de cette recherche-là.
Selon la définition du Petit Robert, la recherche serait d’abord « l’action
de chercher », « l’effort de l’esprit pour trouver », ce qui ne nous avance
guère…
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