Avant-propos
Pages 7 à 8
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- BRACONNIER, Stéphane,
- Braconnier, Stéphane.
- Braconnier, S.
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- Braconnier, S.
- Braconnier, Stéphane.
- BRACONNIER, Stéphane,
« À Louvois
« Il y a quelques queues d’ouvrages des années dernières qui ne sont point finies et qui
ne finiront point et tout cela. Monseigneur par cette confusion que causent les fréquents
rabais qui se font dans vos ouvrages, car il est certain que toutes ces ruptures de marchés,
manquements de paroles et renouvellement d’adjudication ne servent à vous attirer comme
entrepreneurs que tous les misérables qui ne savent où donner de la tête, les fripons et les
ignorants, et à faire fuir tous ceux qui ont de quoi et qui sont capables de conduire une
Entreprise. Je dis de plus qu’elles retardent et renchérissent considérablement les ouvrages
qui n’en sont que plus mauvais, car ces rabais et bons marchés tant recherchés sont imaginaires. D’autant qu’il est d’un entrepreneur qui perd comme d’un homme qui se noie, qui
se prend à tout ce qu’il peut ; or, se prendre à tout ce qu’on peut en matière d’entrepreneur,
c’est ne pas payer les marchands chez qui il prend des matériaux, mal payer les ouvriers
qu’il emploie, friponner ceux qu’il peut, n’avoir que les plus mauvais parce qu’ils donnent
à meilleur marché que les autres, n’employer que les plus méchants matériaux, chicaner sur
toutes choses et toujours crier miséricorde contre celui-ci et celui-là.
« En voilà assez, Monseigneur, pour vous faire voir l’imperfection de cette conduite : quittez-la donc et au nom de Dieu : rétablissez la bonne foi, donnez le prix des ouvrages et ne
refusez pas un honnête salaire à un entrepreneur qui s’acquittera de son devoir, ce sera toujours le meilleur marché que vous puissiez trouver…
Date de mise en ligne : 09/09/2024
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