14. Le juge est-il une femme ?
Pages 48 à 49
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- GHALEH-MARZBAN, Peimane
- et MATHIEU, Catherine,
- Ghaleh-Marzban, Peimane.
- et al.
- Ghaleh-Marzban, P.
- et Mathieu, C.
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- Ghaleh-Marzban, P.
- et Mathieu, C.
- Ghaleh-Marzban, Peimane.
- et al.
- GHALEH-MARZBAN, Peimane
- et MATHIEU, Catherine,
La magistrature est restée une fonction réservée aux hommes jusqu’à la loi du 11 avril 1946 et l’entrée de la première femme dans la magistrature en octobre de cette même année, Charlotte Béquigon-Lagarde. Par la suite, la féminisation de la magistrature s’est accélérée (70 % de magistrates en 2022 contre 59 % en 2011) en même temps que celle des étudiants en droit. Plus de 75 % de femmes constituent chaque année les promotions de l’École nationale de la magistrature.
L’accès aux plus hautes fonctions de la magistrature, en particulier aux postes de chef de juridiction, n’est pas encore en proportion des femmes dans la magistrature. Ainsi, en 2023, 50 % des présidents étaient des femmes et seulement 35,3 % des procureurs. Les femmes sont moins souvent que les hommes candidates à ces fonctions. Dans son rapport de 2017, le Conseil supérieur de la magistrature souligne que l’exigence de mobilité géographique est un frein aux candidatures féminines.
Le défaut de mixité est parfois présenté comme un problème pour la représentativité de l’institution judiciaire dans les contentieux où les justiciables sont de genre différent (les affaires familiales) ou massivement masculin (le tribunal correctionnel). Toutefois, les études scientifiques, très peu nombreuses, montrent que les femmes et les hommes rendent les mêmes décisions, même s’ils envisagent différemment leur rôle de magistrat (Justice et inégalité au prisme des sciences sociales, CRESPPA)…
Date de mise en ligne : 03/07/2024
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