Les migrations dans la mondialisation : paradoxes et impasses des politiques d’immigration
Pages 243 à 255
Citer ce chapitre
- MOUHOUD, El-Mouhoub,
- Mouhoud, El-Mouhoub.
- Mouhoud, E.-M.
https://doi.org/10.3917/puj.buire.2017.01.0244
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- Mouhoud, E.-M.
- Mouhoud, El-Mouhoub.
- MOUHOUD, El-Mouhoub,
https://doi.org/10.3917/puj.buire.2017.01.0244
Notes
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[2]
Des tentatives existent pourtant pour l’organiser dans le cadre des négociations de l’OMC, en particulier dans l’Accord général sur le commerce de services qui prévoit dans son mode 4 la libre circulation mais strictement temporaire des personnels dits « qualifiés ».
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[3]
Cécily Defoort, Migrations de qualifiés et capital humain. Nouveaux enseignements tirés d’une base de données en panel, thèse de doctorat de Sciences économiques, Université de Lille-II, 2007.
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[4]
Ricardo Faini, Impact des migrations et des transferts de fonds sur les pays d’émigration. Quatrième conférence AFD/EUD. Migrations et Développement : Des avantages partagés ?, Paris, le 8 novembre 2006.
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[5]
Denis Cogneau et Sylvie Lambert, « Le développement des pays du Sud », in El Mouhoub Mouhoud (sous la dir. de), Les Nouvelles Migrations. Un enjeu Nord-Sud de la mondialisation, Universalis, Paris, 2006.
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[6]
Jagdish Natwarlal Bhagwati et Koichi Hamada, « The Brain Drain, International Integration of Markets for Professionals and Unemployment : A Theoretical Analysis », Journal of Development Economics, n° 1, 1974, p. 19-42.
Les migrations internationales jouent un rôle clé dans l’insertion des pays du Sud dans la mondialisation en dépit des restrictions majeures qu’elles subissent à la différence des autres composantes de la mondialisation. Les recherches récentes révèlent la complexité de ce paradoxe dont il faut tirer les enseignements pour les politiques publiques des pays d’accueil et des pays d’origine. Paradoxalement aussi et contrairement à une idée communément admise, à droite comme à gauche, les pays industrialisés et la France singulièrement ne reçoivent pas « la misère du monde » même lorsque « elle en prend aussi sa part ». Les pays les plus pauvres affichent structurellement des taux d’émigration très faibles car les coûts d’émigration sont pour eux quasi prohibitifs ce qui n’est pas le cas des pays à revenu intermédiaire. En revanche, ils subissent de plein fouet la fuite des cerveaux. Ces pays marginalisés dans la mondialisation dépendent parfois des transferts de fonds des émigrés qui permettent souvent de réduire la pauvreté transitoire et de scolariser les enfants. Les politiques des pays du Nord, en France et en Europe en particulier, sont particulièrement perverses : d’un côté des politiques sélectives qui aggravent la fuite des cerveaux pour les pays de départ et de l’autre côté des politiques très restrictives sur les travailleurs moins qualifiés ce qui a pour conséquence la réduction des transferts de fonds et la dégradation des conditions de vie dans les pays de départ et contribue à relancer les migrations « désespérées »…
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