Festina, ou le procès du dopage
Pages 434 à 442
Citer ce chapitre
- AMSON, Charles,
- AMSON, Daniel,
- MOORE, Jean-Gaston
- et JANVILLE, Thomas,
- AMSON, Daniel,
- MOORE, Jean-Gaston,
- AMSON, Charles,
- Coordination par JANVILLE, Thomas,
- Amson, Charles.,
- et al.
- Amson, C.,
- Amson, D.,
- Moore, J.-G.
- et Janville, T.
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- Amson, C.,
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- Moore, J.-G.
- et Janville, T.
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- et JANVILLE, Thomas,
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- AMSON, Charles,
- Coordination par JANVILLE, Thomas,
Notes
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[1]
Le célèbre journaliste s’était en effet fait l’écho, lors de sa couverture de l’édition 1924 de l’épreuve pour le compte du journal Le Petit Parisien, des propos de nombreux coureurs confiant l’obligation de consommer diverses substances dopantes compte tenu de la difficulté extrême de la course.
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[2]
Parmi les produits retrouvés dans le coffre de Willy Voet, figuraient notamment de l’Eprex 400, du Pantestone (une substance anabolisante injectable en intraveineuses), ainsi que des doses du célèbre epo (erythropoiétine).
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[3]
Cette décision d’exclusion fut contestée par les dirigeants de Festina, et le contentieux fut porté devant la juridiction administrative (il en résultera, notamment, un arrêt de la Cour administrative d’appel de Paris en date du 20 juillet 1999, no 99-PA-00128).
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[4]
C’est-à-dire le pourcentage de globules rouges dans le sang, et ce afin de faciliter l’oxygénation de ce dernier.
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[5]
Selon ces carnets, Virenque avait reçu 22 doses de produits dopants entre juin et décembre 1995, 60 entre janvier et décembre 1996, 37 entre janvier et juillet 1997, et enfin 14 entre janvier et juin 1998.
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[6]
Pendant une longue période, le mode de défense de Virenque fut tourné en dérision par les médias, et notamment par l’émission satirique de la chaîne de télévision Canal + « Les Guignols de l’info », qui représentait Virenque répétant sans cesse qu’il avait été dopé « à l’insu de son plein gré » (sic).
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[7]
Le procès fit l’objet d’une intense couverture médiatique. Quelques jours avant le début des audiences, trois ouvrages consacrés à la question du dopage étaient parus : le premier, simplement intitulé Positif (Éditions Stock) contenait les confessions du coureur français Christophe Basson, tandis qu’un deuxième, Le procès du Tour (Éditions Denoël), avait été écrit par le journaliste Fabrice Lhomme et mettait gravement en cause les organisateurs de l’épreuve. Enfin, un troisième ouvrage, Paroles de dopés (Éditions Lattès), coécrit par le journaliste Yves Bordenave et l’ancien rugbyman Serge Simon, mettait en avant les conséquences désastreuses pour la santé de l’utilisation de substances dopantes.
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[8]
En dehors de MM. Virenque, Voet et Roussel, les autres prévenus étaient le Dr Ryckaert – dont le cas fut disjoint en raison d’une grave maladie –, Joël Chabiron (ancien chargé de communication chez Festina), Jeff d’Hondt (ancien soigneur de l’équipe de La Française des jeux), Jean-Marie Dalibot (ancien soigneur dans l’équipe Festina), Christine Paranier (pharmacienne à Veynes, lieu de résidence de Willy Voet), Éric Paranier (époux de cette dernière et comptable de l’officine), et enfin Nicolas Terrados (médecin espagnol de l’équipe Once, et soupçonné d’avoir importé des médicaments sans autorisation).
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[9]
Champion du monde en 1994 à Agrigente.
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[10]
Entre 1995 et 2000, l’uci consacra 1,8 million de francs à la lutte contre la généralisation de l’epo, sur un budget global de 250 millions de francs.
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[11]
À l’époque, Richard Virenque résidait en effet en Suisse.
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[12]
Paris, La Martinière, 2004.
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[13]
Cette affaire n’ayant pas encore connu son épilogue judiciaire, on se contentera ici d’en rappeler certains faits marquants, et notamment la publication dans le quotidien L’Équipe du 9 avril 2004 des « pv de l’enfer » ayant mis en évidence l’ampleur du phénomène du dopage au sein de cette équipe. Plusieurs coureurs cyclistes réputés ont été mis en cause dans cette affaire, et notamment David Millar, ancien champion du monde du contre-la-montre, ainsi que le Français Cédric Vasseur.
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[14]
Les sentences rendues par le tas en matière de dopage s’articulent usuellement autour du concept de responsabilité objective, selon lequel la présence des substances interdites dans l’organisme d’un athlète suffit à justifier une sanction contre celui-ci, indépendamment de la preuve d’une faute et de la démonstration d’une intention délibérée de se doper. Sur le rôle du tas, voir par exemple M. Reeb, Le tas, son histoire, son fonctionnement, Journal de droit international, 2002, p. 234, ainsi que les deux recueils de sentences publiés par le tas aux Éditions Staempfli, couvrant respectivement les périodes 1986-1998 et 1998-2000).
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[15]
À la fin de l’été 2003, une perquisition menée dans les locaux du laboratoire privé de San Fransisco, balco, a conduit à la découverte d’un nouveau stéroïde anabolisant, le thg, puis à la mise en accusation de plusieurs champions américains, parmi lesquels Tim Montgomery – recordman mondial du 100 m –, ainsi que Christie Gaines et Michelle Collins.
La mort en 1967 du coureur cycliste Tom Simpson sur les pentes du mont Ventoux, durant une étape du Tour de France, fut rapidement mise sur le compte d’un excès de consommation de produits dopants par l’ancien champion du monde britannique. Elle ne faisait qu’amplifier les rumeurs sur une généralisation du dopage dans le sport cycliste, déjà dénoncée plus de quarante ans auparavant par Albert Londres. Deux ans avant le décès de Simpson, Désiré Letord, quatrième du Tour de France 1967, racontait avoir vu lors d’une chute survenue dans l’épreuve Paris-Bruxelles tomber par terre – en même temps que les coureurs – des seringues et des ampoules, que les concurrents s’empressèrent de ramasser. Les rumeurs de dopage s’amplifièrent au fil des années, mais les preuves de l’institutionnalisation de ce phénomène n’apparurent qu’en 1998, avec les développements de ce qui devint très rapidement l’affaire Festina. Cette formation constituait l’une des équipes cyclistes professionnelles les plus performantes de son époque, et comptait notamment dans ses rangs Richard Virenque, alors âgé de 29 ans et déjà sacré quatre fois meilleur grimpeur du Tour de France (de 1994 à 1997), le Suisse Alex Zulle, prétendant sérieux à la victoire finale dans cette épreuve, ainsi que le Français Laurent Brochard qui fera quatre ans plus tard la conquête du titre de champion du monde.
Le 8 juillet 1998, à 8 h 30, à quelques jours du départ du Tour de France, les douaniers du poste de frontière franco-belge de Neuville-en-Ferrain (Nord), qui ne s’attendaient tout au plus qu’à interpeller quelques petits « dealers » lillois, contrôlèrent le véhicule du soigneur de l’équipe cycliste Festina, Willy Voet…
Date de mise en ligne : 01/07/2014
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