Chapitre 1. L'élaboration du concept de génocide
Pages 15 à 40
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- BEAUVALLET, Olivier,
- Beauvallet, Olivier.
- Beauvallet, O.
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Notes
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[4]
« Raphael Lemkin's Dossier on the Armenian Génocide », Center for Armenian Remembrance, Glendale, California, 2008, p. 14.
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[5]
R. Lemkin, Axis Rule in Occupied Europe, Carnegie Endowment for International Peace, Division of International Law, 1944, p. 80 ; traduction française : Qu'est-ce qu'un génocide ?, Editions du Rocher, 2008, p. 216-217. Dorénavant nous citerons directement d'après la traduction française.
-
[6]
Archives du ministère des Affaires étrangères, Guerre 1914-1918, Turquie, tome 887, folio 127, cité in A. Beylérian, Les Grandes Puissances, l'Empire ottoman et les Arméniens dans les archives françaises (1914-1918), recueil de documents, Publications de la Sorbonne, 1983.
-
[7]
Journal officiel, 18 mai 1909. Nous soulignons.
-
[8]
H. Morgenthau, The Tragedy of Armenia, Londres, Spottiswoode & Co, 1918, p. 17.
-
[9]
B. Czerny, « Paroles et silences. L'affaire Schwartzbard et la presse juive parisienne (1926-1927) », Archives juives, 2001/2, n° 34, p. 57-71.
-
[10]
Le 18 juillet 1921 Misak Torlakian assassina Behbud Khan Janvanshir qui, ministre de l'Intérieur en Azerbaïdjan, avait organisé les massacres d'Arméniens à Bakou. En novembre 1921, un tribunal militaire britannique à Constantinople acquittait Torlakian.
-
[11]
Actes de la Quatrième Conférence internationale pour l'unification du droit pénal (Paris, 27-30 décembre 1931), Sirey, 1933.
-
[12]
R. Lemkin, Les Actes constituant un danger général (interétatique) considérés comme délits de droit des gens, explications additionnelles au Rapport spécial présenté à la Cinquième Conférence pour l'unification du droit pénal à Madrid, tenue du 14 au 20 octobre 1933, Pédone, 1933.
-
[13]
H. Rauschning, Hitler m'a dit, Hachette, coll. « Pluriel », 2005, p. 130. Lemkin lui-même, dans un ouvrage inédit sur le génocide nazi, cite Rauschning dans cet extrait.
-
[14]
R. Garraud, Précis de droit criminel, Sirey, 1903, p. 17 et s.
-
[15]
V. Klemperer, LTI. La langue du Troisième Reich, Pocket, 1996, p. 23.
-
[16]
R. Lemkin, Qu'est-ce qu'un génocide f, p. 215.
-
[17]
G. Babeuf, La Guerre de Vendée et le système de dépopulation, Cerf, 2008. Dans ce texte, Babeuf utilise divers adjectifs tels que « populicide » (p. 125), mais aussi « plébéicide » (p. 140) et « nationicide » (p. 219).
-
[18]
D. Schaller, « “Ich glaube, dass die Nation als solche vernichtet werden muss” : Kolonialkrieg und Völkermord in “Deutsch-Südwestafrika”, 1904-1907 », Journal of Genocide Research, vol. 6, n° 3, septembre 2004, p. 395.
-
[19]
H. Huttenbach, « Lemkin Redux : in quest of a word », Journal of Genocide Research, vol. 7, n° 4, 2005, p. 443-445.
-
[21]
R. Lemkin, Qu’est-ce qu’un génocide ?, p. 308.
-
[22]
V. Klemperer, LTI, p. 189.
-
[23]
R. Lemkin, Qu’est—ce qu’un génocide ?, p. 79.
-
[24]
Id., p. 215-216.
-
[25]
R. Lemkin, « The Legal Case against Hitler », texte donné en annexe de notre ouvrage.
-
[26]
R. Lemkin, Qu'est-ce qu'un génocide ?, p. 218.
-
[27]
R. Lemkin, « Le crime de génocide », in Qu'est-ce qu'un génocide p. 241.
-
[28]
Id., p. 246.
-
[29]
Ibid., p. 249.
Après avoir suivi les cours de l'école de
commerce de Bialystok, Lemkin entreprend des
études de linguistique à Lvov puis se consacre à la
philosophie à Heidelberg. De retour en Pologne, il
étudie le droit à l'université Jean-Casimir de Lvov.
Dès 1915, Lemkin apprend le massacre des
Arméniens par les Turcs, dont la propagande russe
se fait largement l'écho. Sa sensibilité est avivée par
sa propre découverte de la cruauté et il fait le
rapprochement avec les persécutions du régime
tsariste envers les juifs. Alors qu'il découvre en
même temps la relativité des frontières de la Polésie
et de toute l'Europe orientale, redessinée après le
traité de Versailles, il reste frappé par la réponse de
sa mère à sa question de savoir pourquoi les
chrétiens n'avaient pas appelé la police plutôt que
d'être jetés aux lions par Néron : « Que crois-tu
que la police aurait fait ? » Au-delà du pouvoir du
gouvernant, il aspire en somme à la possibilité d'un
recours extérieur, une forme d ' entier cernent des
relations de l'État avec les individus vivant au sein
de ses frontières.
Le drame arménien apparaît ainsi comme l'une
des matrices de sa réflexion : ce qui s'est passé en
1915 anticipe les génocides à venir, mais ceux-ci
permettent aussi de relire l'événement et d'en mieux
comprendre la logique. Revenant sur ce sujet dans
Axis Rule in Occupied Europe, Lemkin considère
que, dès l'origine, les Turcs avaient mis au point
leurs plans d'extermination totale avec un soin
extrême, cherchant ainsi à réaliser l'« ottomanisation » du pays…
Date de mise en ligne : 22/11/2019
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