Chapitre d’ouvrage

11. Les violences intrafamiliales

Pages 111 à 119

Citer ce chapitre


  • Lebrun, P.-B.
  • et Laran, S.
(2016). 11. Les violences intrafamiliales. Le droit en action sociale (2e éd., p. 111-119). Dunod. https://droit.cairn.info/le-droit-en-action-sociale--9782100755189-page-111?lang=fr.

  • Lebrun, Pierre-Brice.
  • et al.
« 11. Les violences intrafamiliales ». Le droit en action sociale, Dunod, 2016. p.111-119. CAIRN.INFO, droit.cairn.info/le-droit-en-action-sociale--9782100755189-page-111?lang=fr.

  • LEBRUN, Pierre-Brice
  • et LARAN, Sandrine,
2016. 11. Les violences intrafamiliales. In : Le droit en action sociale. Paris : Dunod. Maxi fiches, p.111-119. URL : https://droit.cairn.info/le-droit-en-action-sociale--9782100755189-page-111?lang=fr.

Les violences intrafamiliales se déroulent à l’intérieur de la famille : elles comportent aussi des violences commises sur les enfants.
Le terme « conjugal » implique que les protagonistes soient mariés : on emploie donc plus volontiers le terme de « violences au sein du couple » (un couple peut être marié, concubin, pacsé).
Il est faux de prétendre qu’aujourd’hui, les violences intrafamiliales sont interdites.
Elles sont toujours tolérées lorsqu’elles s’exercent sur les enfants : c’est le traditionnel « droit coutumier de correction » reconnu par la justice, qui permet aux parents d’exercer leur autorité parentale sous forme de claques et de fessées.
On ne pourra probablement pas lutter efficacement contre les violences au sein du couple tant que les parents seront autorisés à frapper leur enfant (même pour son bien) : on ne peut pas lutter contre une partie des violences en cautionnant ou en défendant l’autre partie.
On ne pourra probablement pas lutter efficacement contre les violences au sein du couple tant que l’épouse, sitôt mariée, prendra le nom de son époux (un « signe d’allégeance légitime », selon Napoléon), dont les enfants portent aussi le nom (il existe pourtant d’autres possibilités depuis le 1er janvier 2005), le confortant ainsi dans son rôle de chef de famille (ce qu’il n’est plus depuis le 4 juin 1970), détenteur de la toute puissance.
Le code civil a longtemps prévu que « la femme est obligée d’habiter » avec son mari, « et de le suivre partout où il juge à propos de résider » (ancien code civil, art…


Date de mise en ligne : 20/12/2019

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