La présence chinoise dans l’agriculture béninoise : les raisons de l’échec d’une coopération Sud-Sud (1964-2016)
- Par A. Dieudonné Awo
Pages 15 à 33
Citer ce chapitre
- AWO, A. Dieudonné,
- KOKOROKO, Dodzi
- et TSIGBE, Koffi Nutefé,
- Awo, A. Dieudonné.
- Awo, A.-D.
Citer ce chapitre
- Awo, A.-D.
- Awo, A. Dieudonné.
- AWO, A. Dieudonné,
- KOKOROKO, Dodzi
- et TSIGBE, Koffi Nutefé,
Notes
-
[1]
La république populaire de Chine fut reconnue par la France le 27 janvier 1964.
-
[2]
Il s’agissait surtout des Etats-Unis d’Amérique et de l’Union des républiques socialistes et soviétiques (URSS).
-
[3]
Pendant que la Chine voulait établir et développer des relations d’amitié avec tous les pays du monde dans le respect mutuel, la non-agression, la non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures, l’égalité, les avantages réciproques et la coexistence pacifique, le Dahomey pensait développer ses relations avec tous les pays sans discrimination sur la base des principes du non-alignement, d’égalité, du respect mutuel de la souveraineté, des avantages réciproques et de la dignité nationale.
-
[4]
Il intervint le jeudi 26 octobre 1972.
-
[5]
Dans ce domaine, la Chine venait après les États-Unis et l’URSS.
-
[6]
De par sa position géographique, le Bénin est semblable à un pont naturel jeté sur le Nigéria à l’est et sur le Togo, le Ghana et la Côte d’Ivoire à l’ouest. Sa façade atlantique fait de lui un pays de transit pour les pays de l’hinterland : le Niger, le Burkina Faso et le Mali. En somme, le Bénin constitue la porte stratégique d’accès à un vaste marché francophone et anglophone de plus de 200 000 000 de consommateurs qui intéresse la Chine.
-
[7]
Objectifs du Millénaire pour le Développement.
-
[8]
Les plus importants sont la convention portant création de l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements MIGA et le traité portant création de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).
-
[9]
Propos de son Excellence Madame LI BEIFEN, ambassadeur de la Chine près le Bénin à la cérémonie de remise de matériels agricoles offerts au Bénin par la Chine le 9/01/2008.
-
[10]
Robert ADJIBI, ingénieur agronome spécialiste en micro-irrigation des cultures, directeur adjoint du Centre pilote agricole de Sèmè Podji, entretien réalisé à son bureau le 22/07/2017.
-
[11]
La loi sur la décentralisation votée en janvier 1999 autorisa une nouvelle répartition territoriale et administrative : désormais de 12 départements au lieu de 6 connus jusque-là.
-
[12]
Direction générale de la SONIAH, 1976, Rapport de la campagne 1975, Cotonou, p. 36.
-
[13]
Société nationale d’Aménagement et de Développement de la Vallée de l’Ouémé.
-
[14]
Société Nationale d’Irrigation et d’Aménagement Hydro-agricole.
-
[15]
La réception technique des travaux eut lieu le 20 septembre 1988 mais les activités ne démarrèrent sur ces deux périmètres que le 19 mars 1990.
-
[16]
Un échange de lettre à ce propos eut lieu entre les deux parties le 24 novembre 1997 à Beijing. Les travaux pour une culture quantitative et qualitative démarrèrent le 20 novembre 1998 et la réception technique intervient un an plus tard.
-
[17]
Des instituts et centres de formation agricoles viennent en visite ou en stage sur ces périmètres pour s’imprégner de leurs réalités.
-
[18]
Le revenu annuel de chaque foyer de riziculteurs est de 1 600 000 F CFA.
-
[19]
Il s’agit de l’Office National pour la Sécurité Alimentaire qui a été créé en 2009 pour aider à la résolution de la crise alimentaire ayant secoué le pays en cette année.
-
[20]
Pierre AHOLOU, secrétaire général de l’Union des producteurs de Koussin et de Lélégbo, entretien réalisé sur le périmètre de Lélégbo le 11 mars 2016.
-
[21]
Chaque carton de cigarette comportait 10 000 paquets de cigarettes et chaque carton d’allumettes renfermait 1 000 boîtes.
-
[22]
Pour plus de clarification, lire le protocole d’accord de prêt signé entre la république populaire de Chine et la république populaire du Bénin à Beijing en 1986.
-
[23]
La SITEX détient 49 % du capital social de la CBT et la China Textile Industrial Cooperation for Fourgh Economical and Technical Cooperation en détient 51 %.
-
[24]
Propos de Monsieur ZHANG Jianguo, directeur général de la CBT au cours de l’entretien du 15 novembre 2012.
-
[25]
Entretien réalisé le 7 mai 2016 avec Monsieur Jérôme FAYOMI, ancien ambassadeur et ancien directeur Asie-Océanie du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’extérieur (MAEIAFBE) devenu ministère des Affaires étrangères et de la Coopération depuis avril 2016.
-
[26]
Extrait de l’allocution prononcée par S.E. Mme LI BEIFEN, ambassadeur chinois près le Bénin à la réception offerte à l’occasion de la Fête nationale de la république populaire de Chine, Cotonou, le 29 septembre 2005.
-
[27]
Cf. tableau 2.
-
[28]
http://www.bj.china.embassy.org : allocution prononcée par M. Geng WENBING, ambassadeur de la Chine près le Bénin lors de la cérémonie d’inauguration du CCC, le 16 décembre 2008.
-
[29]
Dans le cadre du financement de ses projets, la Chine exporte vers le Bénin, grâce au système de crédits marchands, des produits manufacturés qui sont vendus par des sociétés d’État et dont les recettes sont versées à la Caisse autonome d’amortissement (CAA) qui en dispose pour régler les dépenses liées à la réalisation des projets sur le territoire national.
-
[30]
Cette banque libère l’aide au développement, les prêts concessionnels et les lignes de crédits préférentiels aux pays partenaires de la Chine.
-
[31]
En 2016, 72 entreprises agricoles sont établies en Afrique avec un apport chinois de 134 millions de dollars.
-
[32]
En Zambie, les fermes des sociétés Sino-ZambiaFriendship ; Xiyangyang ; Sunshine et China State Farm Group Jiangsu Cultivation & Company sont gérées par des cadres chinois, emploient des agriculteurs zambiens et produisent uniquement pour les marchés locaux. China State FarmsAgribusiness Corporation mène depuis 1990, 11 projets agricoles, d’élevage et de traitement des produits halieutiques en Zambie, en Guinée, en Tanzanie, au Gabon, au Ghana, au Mali, au Togo et en Mauritanie sur une surface totale de 16 000 ha. China’s ZTE Agribusiness Company Ltd met en valeur 100 000 hectares de plantations de palmier à huile en république démocratique du Congo pour produire des agro-carburants. Elle obtient aussi 10 000 ha de terres du gouvernement soudanais pour y améliorer les rendements du blé et du maïs. Shanxi Province Agribusiness Group a obtenu un bail de 500 000 ha pour 90 ans au Cameroun et y a investi 62,5 millions de dollars pour cultiver du riz, du manioc et élever des autruches. Hubei Agribusiness Group a loué 1 000 ha de terres au Mozambique en coopération avec China Cereal et Oil Corporation pour cultiver du riz, coton, soja et de légumes. Chongqing Seed a, lui aussi une plantation de riz de 300 ha en Tanzanie.
-
[33]
Les travaux réalisés par le gouvernement dahoméen dans le cadre de la mise en place des plantations de palmiers sélectionnés au Sud du pays en 1962 avaient déjà révélé que dans le Mono, la pluviométrie est limitée à 1 100 mm de pluies par an. Cette pluviométrie baisse jusqu’à 800 mm de pluie par an dans les régions de Dévè, de Pkinnou et de Tchi-Ahomandégbé.
-
[34]
Pour la réalisation des infrastructures au Bénin, la Chine a souvent recours à des équipements qui ne sont disponibles que chez elle. L’indisponibilité des pièces de rechange pour entretenir ces engins entraîne le ralentissement ou le blocage de leur fonctionnement régulier.
-
[35]
Une politique de coopération appropriée avec la Chine devrait chercher à développer les cultures nécessaires pour le fonctionnement des industries de transformation implantées sur le territoire national.
-
[36]
Au lieu de 3 500 tonnes de coton-fibres par an, la SONAPRA ne lui en fournit difficilement que 1 117 tonnes par an.
-
[37]
Les quotes-parts qui varient généralement de 10 à 20 % du financement total de chaque projet, prennent en compte le paiement des ouvriers locaux, leur logement, leur transport et les taxes relatives aux équipements importés dans l’exécution des travaux.
-
[38]
Chen RUNYUN, Conseiller économique et commercial de l’ambassade de Chine près le Bénin interviewé par le journal Fraternité le 21 mars 2005.
Après son indépendance le 1er août 1960, le Dahomey n’eut d’autres choix que de fonder son essor économique sur une agriculture essorée par soixante-six ans d’exploitation coloniale française. Mais les défis pressants de la jeune république ne permettaient plus aux nouveaux dirigeants de se contenter des accords bilatéraux et multilatéraux signés avec l’ancien maître et ses alliés du Nord devenus les nouveaux partenaires de l’État dahoméen. Ceux-ci firent l’option de la coopération Sud-Sud en s’orientant vers les pays du soleil levant où ils conclurent leur premier accord d’amitié avec la Chine maoïste le 13 novembre 1964, quelques mois après sa reconnaissance par la France. La coopération amorcée avec la Chine dans le domaine agricole, au cours de cette période, s’inscrivait dans la politique globale d’aide élaborée par ce pays de l’Orient pour ses partenaires africains. De diverses manières donc, la Chine y marqua son engagement à sortir le Bénin du sous-développement pour devenir une puissance agricole sous régionale. À travers des dons et des prêts à taux d’intérêt de zéro pour cent ou à taux préférentiels, de nombreux périmètres rizicoles sont réalisés. Des plantations de cannes à sucre et des champs de coton sont créés et entretenus à l’aide de matériels agricoles modernes.
Des équipes rotatoires d’agronomes et de techniciens chinois formés aux nouvelles techniques de production agricole et industrielle séjournent dans le pays et suivent les différents chantiers. Récemment, un Centre pilote agricole chinois a ouvert ses portes dans la plus riche région agricole du Bénin pour instruire encadreurs et producteurs béninois sur les récentes innovations culturales…
Date de mise en ligne : 01/09/2025
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
16,00 €
Acheter ce chapitre
5,00 €