Avant-propos
- Par Clifford Ando
Pages 13 à 16
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- ANDO, Clifford,
- Ando, Clifford.
- Ando, C.
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Le droit civil était un instrument de l’Empire. Ce n’était pas, ou pas simplement, comme les philosophes romains du droit l’ont déclaré, un ensemble de règles conçues par la délibération civique et approuvées par le corps des citoyens pour un usage strictement interne. Au contraire, nombre de ses traits les plus caractéristiques – ses mécanismes formels, par lesquels l’innovation et l’improvisation ont été réalisées dans la pratique et justifiées en théorie ; son intérêt pour la philosophie du langage et l’appareil par lequel cet intérêt a trouvé son expression ; sa conscience de soi en tant que produit de l’histoire – se sont développés en réponse aux défis lancés lorsque le système juridique latin de cette entité politique unique et singulière que fut Rome a été déployé de manière à englober, intégrer et gouverner des peuples dispersés et des cultures divergentes. Telle est l’idée que ce livre a pour objectif de démontrer, en s’attardant sur les aspects majeurs de cette question importante et en proposant une discussion sur ses principaux thèmes.
L’argument se divise en deux parties. Les deux premiers chapitres esquissent une histoire des réponses que les juristes romains ont données, dans la législation et la jurisprudence, pour affronter le pluralisme juridique du monde romain. Ces chapitres ne visent pas à proprement parler à décrire la pratique. (Certains, dont je suis, relèvent ce défi ailleurs.) Ils ne proposent pas non plus une histoire du droit positif, ou de la doctrine juridique concernant le mariage ou la dot ou le contrat ou quelque sujet similaire depuis le moment où le droit romain a été vraiment romain jusqu’à une date de l’Antiquité tardive où il ne le fut plus…
Date de mise en ligne : 28/10/2021
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