Chapitre 1. Le droit d'ingérence s'installe ou le destin toujours aléatoire d'une idée généreuse
Pages 17 à 40
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- MOREAU DEFARGES, Philippe,
- Moreau Defarges, Philippe.
- Moreau Defarges, P.
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- Moreau Defarges, P.
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Notes
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[1]
La question irakienne et les interrogations soulevées par l’intervention américano-britannique en 2003 sont traitées notamment à la fin du présent chapitre et dans le chapitre 2.
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[2]
La chasse sanglante et ratée d’Aïdid fera l’objet en 2001 d’un film spectaculaire de Ridley Scott intitulé La Chute du faucon noir (Black Hawk Down).
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[3]
Résolution 1244 du 10 juin 1999.
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[4]
Résolution 940 du 31 juillet 1994.
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[5]
Résolution 1464 du 4 février 2003.
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[6]
Résolutions du Conseil de sécurité 1500 du 14 août 2003 (approbation du Conseil intérimaire de gouvernement), 1546 du 8 juin 2004 (soutien au rétablissement de la souveraineté nationale) et 1546 du 8 juin 2004 (appui au processus constitutionnel).
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[7]
Mission Turquoise du 22 juin au 22 août 1994, autorisée par la résolution du Conseil de sécurité 929 du 22 juin 1994, impliquant 2 500 soldats français.
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[8]
Le Tribunal pénal pour le Rwanda (résolution du Conseil de sécurité 955 du 8 novembre 1994) est l’un des deux tribunaux pénaux créés par le Conseil de sécurité, sur le fondement du chapitre VII de la Charte (l’autre étant le Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie, résolution 808 du 22 février 1993). Ces tribunaux illustrent l’élargissement substantiel de la notion de maintien de la paix. Il ne s’agit plus d’empêcher la guerre mais de bâtir une paix authentique et juste, en punissant notamment les violations du droit humanitaire.
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[9]
Lorsqu’en 1994 le Conseil de Sécurité débat de la mise en place du Tribunal pénal international pour le Rwanda, celui-ci est membre non permanent du Conseil. Soucieux de marquer qu’il revient à lui seul de juger les coupables du génocide, il vote contre la résolution créant le Tribunal international.
Février 1991. L’Irak de Saddam Hussein est frappé par des bombardements américains massifs. Quelques mois plus tôt, en août 1990, l’Irak a envahi et annexé le Koweït. Pour les États-Unis, gardiens de la sécurité du Moyen-Orient et notamment de ses puits de pétrole, l’occupation irakienne est inacceptable. La quasi-totalité de la communauté internationale condamne cette agression. Pourtant Saddam Hussein tient bon. Pour libérer l’Émirat, la guerre avec Bagdad devient donc inévitable. Le président américain, George H. Bush, considérant qu’aucun moyen ne doit être négligé, lance un appel au soulèvement de la population irakienne. Cet appel est écouté, tant au nord du pays (Kurdistan) qu’au sud, dans la zone chiite. Mais très vite c’est la tragédie, les forces irakiennes répriment très durement les deux révoltes. Les télévisions occidentales font défiler des images des Kurdes s’enfuyant dans des conditions effroyables vers la Turquie et l’Iran. Les opinions publiques s’indignent. Par ailleurs, la Turquie, alliée essentielle dans le combat contre l’Irak, s’inquiète : tous ces Kurdes irakiens, qui affluent chez elle, risquent en effet de mobiliser la solidarité des Kurdes de Turquie et par conséquent de menacer la stabilité de l’État turc tout entier.
Le Conseil de sécurité est saisi. Le 5 avril 1991, il adopte la résolution 688, déclarée fondatrice du droit d’ingérence. En fait, le texte s’inscrit dans la diplomatie la plus classique. Résultant d’une initiative occidentale, il est soutenu par les trois membres permanents du camp occidental, États-Unis, Royaume-Uni et France…
Date de mise en ligne : 01/04/2012
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