Préface initiale
- Par Pascal Chauvin
Pages 15 à 16
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- CHAUVIN, Pascal,
- DOLIVEUX, Maxime,
- Chauvin, Pascal.
- Chauvin, P.
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- Chauvin, P.
- Chauvin, Pascal.
- CHAUVIN, Pascal,
- DOLIVEUX, Maxime,
Aujourd’hui, la magistrature française vit des moments difficiles : la formule de Pierre Drai, ancien premier président de la Cour de cassation, « il n’est pas facile d’être juge par les temps qui courent », est, plus que jamais, d’actualité.
« La justice », sans qu’il soit toujours distingué entre les juges et les procureurs lorsque sont évoquées les juridictions de l’ordre judiciaire (ce qui entretient la confusion dans l’esprit du plus grand nombre), « notre justice », est critiquée, attaquée, dénigrée, vilipendée et se voit taxée de tous les maux : entre autres, elle serait politisée, elle serait laxiste, elle serait lente, tandis que d’aucuns ne manquent pas périodiquement de dénoncer un prétendu « gouvernement des juges »…
Pourquoi alors, dans ces conditions, un tel engouement, jamais démenti, pour les fonctions de magistrat ? Pourquoi le métier de juge (un véritable sacerdoce diront certains) suscite-t-il toujours autant de vocations ? Pourquoi cette profession attire-t-elle sans cesse, non seulement les étudiants, mais aussi celles et ceux, moins jeunes, qui ont acquis une solide expérience dans le monde du droit ?
La réponse est somme toute assez simple : parce que les fonctions de magistrat sont passionnantes et exaltantes, riches et enrichissantes, multiples et variées… Certes, dans le contexte qui vient d’être rappelé, leur exercice s’avère de plus en plus lourd et délicat, de sorte qu’il est souvent tentant de céder à une certaine forme de découragement, mais il est indéniable que, pour la grande majorité des magistrats, la force de l’engagement est intacte…
Date de mise en ligne : 05/03/2026
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