Chapitre 1. Les actes auto agressifs
Page 390
Citer ce chapitre
- DUROCHÉ, Jean-Philippe
- et PÉDRON, Pierre,
- Duroché, Jean-Philippe.
- et al.
- Duroché, J.-P.
- et Pédron, P.
Citer ce chapitre
- Duroché, J.-P.
- et Pédron, P.
- Duroché, Jean-Philippe.
- et al.
- DUROCHÉ, Jean-Philippe
- et PÉDRON, Pierre,
Notes
-
[1]
N. Bourgoin, C. Girard, « Les automutilations et les grèves de la faim en prison », Rev. Sc. Crim., juillet-septembre, 2000, p. 657 et s.
-
[2]
Circulaire du 29 mai 1998 relative à la prévention des suicides dans les établissements pénitentiaires.
-
[3]
N. Bourgoin, C. Girard, « Les automutilations et les grèves de la faim en prison », Rev. Sc. Crim., juillet-septembre, 2000, p. 657 et s.
(908) L’auto-agression consiste à s’infliger physiquement une atteinte corporelle, susceptible ou non de mettre la vie en danger. Parmi les actes auto-agressifs des détenus, il convient de distinguer les automutilations des grèves de la faim et de la soif. Les actes auto-agressifs peuvent être interprétés comme des manifestations de la pathologie induite par l’enfermement, où les pulsions agressives et autodestructrices n’ont souvent pas d’autres formes d’expression possible que de se retourner contre soi. Ils sont pris en compte au plan médical et psychologique et font l’objet d’un recensement par l’administration centrale.
(909) • L’automutilation est l’acte par lequel un individu porte lui-même atteinte à son intégrité physique, sans vouloir pour autant entraîner le décès (dans 90 % des cas, il s’agit de coupures). Les statistiques font apparaître un taux de 32 automutilations pour 1 000 personnes en prison, contre un taux de 1,8 en milieu libre. L’âge moyen des automutilants est de 28,4 ans. Les détenus auteurs d’actes d’automutilation doivent être reçus rapidement en audience par un personnel de direction et vu par un membre du SPIP.
(910) • La grève de la faim et/ou de la soif – Il s’agit d’un phénomène apparu dans les années 1950 de la part de détenus algériens appartenant au FLN et revendiquant la reconnaissance d’un statut spécifique en détention, en lien avec la cause de leur incarcération. Le motif de ces manifestations est le plus souvent lié à la procédure judiciaire : les détenus entendent ainsi protester contre leur incarcération lorsqu’ils sont prévenus, et quand ils sont condamnés, leur récrimination porte alors contre la décision définitive, ou vise à faire pression sur l’administration pénitentiaire pour obtenir un changement d’établissement…
Date de mise en ligne : 22/04/2022
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter ce chapitre
0,03 €