Introduction à la Partie 3
- Par Martial Mathieu
Pages 351 à 357
Citer ce chapitre
- MATHIEU, Martial,
- FROMENT, Jean-Charles
- et MATHIEU, Martial,
- Mathieu, Martial.
- Mathieu, M.
- J. Froment
- et M. Mathieu
https://doi.org/10.3917/pug.frome.2014.01.0351
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- Mathieu, M.
- J. Froment
- et M. Mathieu
- Mathieu, Martial.
- MATHIEU, Martial,
- FROMENT, Jean-Charles
- et MATHIEU, Martial,
https://doi.org/10.3917/pug.frome.2014.01.0351
Notes
-
[1]
Préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948).
-
[2]
Cette thèse, qui exclut toute possibilité de voir s’imposer une lecture moderniste de l’islam, a été contestée par Yadh Ben Achour qui a présenté, dans le cadre de la semaine internationale du CERDHAP, une communication relative au processus de démocratisation en Tunisie. Le texte de la communication de Yadh Ben Achour n’ayant pas pu être reproduit dans ce recueil, nous renvoyons aux nombreuses publications dans lesquelles il dénonce « la trahison » et « l’abrutissement » de l’islam, plaidant pour un renouveau radical de la pensée musulmane orienté vers la démocratie, la liberté et l’État de droit (voir, en particulier : La deuxième Fâtiha. L’islam et la pensée des droits de l’homme, Paris, PUF, 2011).
Considérés comme « l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations », les droits de l’homme restent liés à la culture occidentale par leur histoire. En effet, avant de constituer une référence pour la société internationale, ils ont représenté un idéal à l’échelle nationale. L’universel et le particulier se mêlent ainsi étroitement dans la portée des droits de l’homme, et leur histoire est marquée par les liens nécessaires et complexes entre ces deux dimensions.
À la fin du xviiie siècle, les révolutions américaine et française ont un horizon strictement national, mais leur légitimation se nourrit de la portée universelle assignée aux droits naturels de l’homme. Au cours du xixe siècle, les progrès du libéralisme politique favorisent la diffusion du modèle de la garantie des droits. La généralisation de la garantie constitutionnelle des droits civils et politiques s’inscrit toutefois dans un contexte de réaction contre le rationalisme et l’individualisme qui ont présidé à l’émergence du concept de droits naturels. La réception du modèle juridique de la garantie des droits des citoyens s’accompagne ainsi du rejet du modèle philosophique des droits de l’homme. La reconnaissance des droits de l’homme au plan international apparaît d’ailleurs comme une réponse à la subordination de la garantie des libertés individuelles aux intérêts supérieurs de l’État. Que celui-ci se présente comme l’institutionnalisation d’une nation, d’une race ou d’une classe sociale, il est fondé à exiger le sacrifice des droits des citoyens – voire à leur nier toute légitimité – au nom de l’intérêt suprême de la communauté…
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