Opéra & Décentralisation
- Par Olivia Bui-Xuan
Pages 55 à 63
Citer ce chapitre
- BUI-XUAN, Olivia,
- TOUZEIL-DIVINA, Mathieu
- et KOUBI, Geneviève,
- Bui-Xuan, Olivia.
- Bui-Xuan, O.
- M. Touzeil-Divina
- et G. Koubi
Citer ce chapitre
- Bui-Xuan, O.
- M. Touzeil-Divina
- et G. Koubi
- Bui-Xuan, Olivia.
- BUI-XUAN, Olivia,
- TOUZEIL-DIVINA, Mathieu
- et KOUBI, Geneviève,
Notes
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[1]
Voir Saint-Cyr Sylvie, Vers une démocratisation de l’opéra, Paris, L’Harmattan, 2005, p. 143.
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[2]
Selon le ministère de la culture, il existe 13 maisons d’opéra. Elles ont présenté, en 2004, 200 productions de spectacles lyriques et chorégraphiques (environ mille représentations), réunissant 600 000 spectateurs ; le concours financier de l’État est d’environ 25 Ms d’euros par an. À titre de comparaison, l’opéra national de Paris a donné, en 2005, 345 représentations lyriques et chorégraphiques devant 730 000 spectateurs ; il reçoit une subvention de 97 Ms d’euros.
-
[3]
Chabert Chantal, La fin de l’art lyrique en province ?, Paris, L’Harmattan, 2001, p. 209.
-
[4]
Ils sont gérés sous forme de SARL.
-
[5]
Opéra-Théâtre d’Avignon et des Pays de Vaucluse, Opéra Théâtre de Limoges, Opéra de Marseille, Opéra-théâtre de Metz, Opéra de Nice, Opéra de Rennes, Opéra Théâtre de Saint-Étienne, Théâtre du Capitole (Toulouse).
-
[6]
Théâtre de Caen, Grand Théâtre de Tours.
-
[7]
Opéra National de Bordeaux, Opéra de Lille, Opéra national de Lorraine.
-
[8]
Opéra national de Lyon, Opéra national de Montpellier.
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[9]
Opéra de Vichy.
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[10]
Opéra de Massy, Grand Théâtre de Reims.
-
[11]
Loi n° 2002-6 du 4 janvier 2002 relative à la création d’établissements publics de coopération culturelle, J.O. du 5 janvier 2002, p. 309.
-
[12]
Circulaire du 18 avril 2003, p. 2.
-
[13]
Décret n° 2002-1172 du 11 septembre 2002 relatif aux établissements publics de coopération culturelle et modifiant la partie réglementaire du code général des collectivités territoriales, J.O. du 18 septembre 2002, p. 15 370.
-
[14]
Loi n° 2006-723 du 22 juin 2006 modifiant le CGCT et la loi n° 2002-6 du 4 janvier 2002 relative à la création d’établissements publics de coopération culturelle, J.O. du 23 juin 2006, p. 9427.
-
[15]
Atelier de recherche et de création pour l’art lyrique.
-
[16]
Jamart Pierre, « L’expérience lyrique : uniquement à l’opéra ? L’illusion d’unicité entre le genre musical opéra et la catégorie pratique art lyrique », Revue Tracés, n° 10 – hiver 2006, p. 21.
-
[17]
Saint-Cyr Sylvie, op. cit., p. 115.
-
[18]
Site Internet du ministère de la culture.
-
[19]
En effet, si l’on suit l’analyse du sociologue Pierre Jamart, la catégorie « art lyrique » (art où interviennent la musique et le chant (Petit Robert)) est beaucoup plus large que le « genre » opéra, lequel ne constitue qu’une forme d’art lyrique, Jamart Pierre, op. cit., p. 14.
-
[20]
Jamart Pierre, Ibid, p. 22. Au terme d’une enquête réalisée en Provence sur une période d’un an, le sociologue a recensé près de 500 représentations lyriques, tous genres confondus.
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[21]
Site Internet de l’Arcal.
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[22]
Saint-Cyr Sylvie, op. cit., p. 25.
-
[23]
Voir le site Internet de l’opéra national de Lyon.
La décentralisation en matière d’opéra existe-t-elle ?
On peut raisonnablement se poser la question dans la mesure où l’opéra est absent des lois Defferre et de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales. L’opéra n’est pourtant pas centralisé à Paris : une offre de qualité est depuis longtemps proposée en province, certaines villes – comme Marseille – s’étant dotées d’un théâtre lyrique dès la fin du XVIIe siècle. Toutefois, jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle, on ne peut pas vraiment parler de décentralisation dans le secteur de l’opéra, dans la mesure où il s’agissait, pour l’essentiel, d’initiatives privées. C’est après la Seconde guerre mondiale que la plupart des maisons d’opéra vont préférer le statut de régie municipale. On peut donc dater ce que l’on pourrait appeler « l’acte I de la décentralisation lyrique » à l’immédiat après-guerre. Il faut néanmoins attendre une réaction à la grave crise que connaît l’opéra dans les années 1970 pour que certaines grandes villes mènent une véritable politique culturelle en la matière. « L’acte II de la décentralisation lyrique » ne voit ainsi réellement le jour qu’au milieu des années 1990.
La décentralisation lyrique n’est cependant pas intégrale, en ce sens que l’on n’a pas assisté, en la matière, à un transfert de compétences de l’État à d’autres personnes morales : actuellement, l’État accompagne plutôt cette décentralisation en accordant des subventions aux différentes structures ; il est ainsi partenaire de la décentralisation…
Date de mise en ligne : 12/08/2025
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