Chapitre d’ouvrage

Genre

Pages 219 à 224

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  • Junter, A.
(2017). Genre. Dans
  • I. Bosse-Platière
  • et C. Rapoport
Abécédaire de droit de l'Union européenne : En l’honneur de Catherine Flaesch-Mougin (p. 219-224). Presses universitaires de Rennes. https://doi.org/10.3917/pur.bosse.2017.01.0219.

  • Junter, Annie.
« Genre ». Abécédaire de droit de l'Union européenne En l’honneur de Catherine Flaesch-Mougin, Presses universitaires de Rennes, 2017. p.219-224. CAIRN.INFO, droit.cairn.info/abecedaire-de-droit-de-l-union-europeenne--9782753552302-page-219?lang=fr.

  • JUNTER, Annie,
2017. Genre. In :
  • BOSSE-PLATIÈRE, Isabelle
  • et RAPOPORT, Cécile,
Abécédaire de droit de l'Union européenne En l’honneur de Catherine Flaesch-Mougin. Rennes : Presses universitaires de Rennes. Droits européens, p.219-224. DOI : 10.3917/pur.bosse.2017.01.0219. URL : https://droit.cairn.info/abecedaire-de-droit-de-l-union-europeenne--9782753552302-page-219?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pur.bosse.2017.01.0219


Notes

  • [1]
    Chaperon S., « Le genre : un mot, un concept ou un label ? », in Fougeyrollas-Schwebel D., Plante C., Riot-sarcey M. et Zaidman C. (dir.), Le genre comme catégorie d’analyse. Sociologie, histoire, littérature, Paris, L’Harmattan, 2003, p. 107.
  • [2]
    Rubin G., « The Traffic in Women : Notes on the "Political Economy" of Sex », in Reiter R.R. (dir.), Toward an Anthropology of Women, New York, London, Monthly Review Press, 1975.
  • [3]
    Scott J., Varikas E., « Genre : une catégorie utile d’analyse historique », Les Cahiers du GRIF, n° 37-38, « Le genre de l’histoire », 1988.
  • [4]
    Mathieu N.-C., L’anatomie politique : catégorisations et idéologies du sexe, Paris, Côté femmes, 1991.
  • [5]
    Thébaud F., « Sexe et genre », in Femmes genre et sociétés, Paris, La Découverte, 2005, p. 62.
  • [6]
    Kergoat D., « Division sexuelle du travail et rapports sociaux de sexe », in Dictionnaire critique du féminisme, Paris, PUF, 2000.
  • [7]
    Voir la création en France, en 1999, du groupement de recherche « Marché du travail et genre » (MAGE).
  • [8]
    Meron M., « Le genre interdit ? », Travail, genre et société, n° 16, 2006, p. 119-149.
  • [9]
    Jacquot S., « La fin d’une politique d’exception. L’emergence du gender mainstreaming et la normalisation de la politique communautaire d’égalité entre les femmes et les hommes », Revue française de science politique, vol. 59, n° 2, 2009, p. 247-277.
  • [10]
    Junter A., Ressot C., « Les discriminations sexistes : les regards du droit », in Milewski F., Périvier H. (dir.), Les discriminations entre les femmes et les hommes, Paris, Presses de Sciences Po, 2011, p. 81-112.
  • [11]
    Devreux A.-M., « "Le droit, c’est moi". Formes contemporaines de la lutte des hommes contre les femmes dans le domaine du droit », Nouvelles Questions féministes, vol. 28, n° 2, 2009, p. 35-36.
  • [12]
    Junter A., « La réforme des retraites : la révolte des femmes », in L’égalité entre les femmes et les hommes à l’épreuve des politiques et des débats publics : la précarité des femmes à la trappe, document de travail du MAGE, n° 16, 2011, p. 87.
  • [13]
    Lanquetin M.-T., « Discriminations : la loi d’adaptation au droit communautaire du 27 mai 2008 », Droit social, n° 7/8, juillet-août 2008, p. 778-788.
  • [14]
    Bem S., The Lenses of Gender : Transforming the Debate on Sexual Inequality, New Haven (Conn.), Yale University Press, 1993.
  • [15]
    Boivin M., « Les acquis du féminisme en droit : reconceptualisation de la représentation des femmes et de leur place dans la société américaine », Cahiers du droit, vol. 36, n° 1, 1995, p. 27-59.
  • [16]
    Jacquot S., « L’instrumentalisation du gender mainstreaming à la Commission européenne : entre ingénierie sociale et ingénierie bureaucratique », Politique européenne, vol. 20, n° 3, 2006, p. 33-54.
  • [17]
    Quelques références bibliographiques pour aller plus loin : Binion G., « Human rights : A Feminist Perspective », Human Rights Quarterly, vol. 17, n° 3, 1995, p. 509-526 ; Junter A., « Entre logiques de protection et lutte contre les discriminations, regards croisés sur le droit communautaire et national », in Dauphin S. et Sénac R. (dir.) Femmes-hommes : penser l’égalité, Paris, La Documentation française, 2012, p. 29-39 ; Junter A., « Droit du travail et genre : entre codification et résistance à la domination masculine », entretien, Cahiers du genre, n° 57, 2014, p. 19-39 ; Lanquetin M.-T., « Égalité, diversité et… discriminations multiples », Travail, genre et sociétés, n° 21, 2009, p. 91-106 ; Mallon I. et Quéniart A. (dir.), Les politiques de genre : quel genre de politiques ?, numéro de la revue Lien social et politiques, n° 69, 2013 ; Miné M., « Les Concepts de discrimination directe et indirecte », Berlin/Heidelberg, ERA Forum, vol. 4, n° 3, 2009 ; Nourissat C., « L’égalité en droit communautaire », Archives de philosophie du droit, n° 51, 2008, p. 195-205 ; Senac-Slavinski R. et Muller P., Genre et action publique, la frontière public-privé en questions, Paris, L’Harmattan, coll. « Logiques Politiques », 2009 ; Vogel-Polsky É., « Genre et droit : les enjeux de la parité », Cahiers du Gedisst, n° 17, 1996, p. 9-28.

Les mots sont des instruments majeurs du pouvoir et du contrôle social. Au-delà des mots, il y a des concepts, c’est-à-dire des outils d’analyse qui permettent de rendre intelligibles des phénomènes sociaux. Il est important de replacer les mots dans leur contexte et leur historicité pour comprendre d’où on vient et où on va. Les mots égalité, discrimination, mixité, parité, diversité ne sont pas synonymes et leurs usages sociaux sont loin d’être neutres. Pourtant, dans la novlangue de Bruxelles, le terme genre a supplanté tous les autres mêlant les usages au singulier et pluriel au risque de plonger les femmes et les hommes dans un grand bain d’essentialisme complètement opposé à l’esprit et la lettre des textes européens.
Le genre est devenu un « mot-valise » polysémique. Ainsi, le recensement sur le genre du CNRS français, qui a reçu plus de 1 000 réponses, permet de définir les recherches comme relevant des « femmes », du « genre », des « rapports sociaux de sexe », de la « domination », du « masculin/féminin », des « identités sexuelles », de la « sexualité », de « l’égalité et des inégalités », de la « différence des sexes ».
L’irruption du genre est le résultat d’un double transfert culturel et géographique, marqué par des « allers-retours » entre les recherches féministes anglo-saxonnes et francophones. Dans les deux univers, c’est l’entrée des femmes dans l’enseignement supérieur et la recherche qui est à l’origine du concept et du développement de ce champ scientifique extrêmement fertile…


Date de mise en ligne : 25/11/2022

https://doi.org/10.3917/pur.bosse.2017.01.0219

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