Discours introductif : contexte et réception du projet de code de la propriété intellectuelle
- Par Gérard Gouzes
Pages 9 à 14
Citer ce chapitre
- GOUZES, Gérard,
- Direction scientifique PORTRON, Alexandre,
- ZOLLINGER, Alexandre,
- Gouzes, Gérard.
- Gouzes, G.
- Direction scientifique A. Portron,
- A. Zollinger
https://doi.org/10.3917/puj.portr.2025.01.0010
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- Gouzes, G.
- Direction scientifique A. Portron,
- A. Zollinger
- Gouzes, Gérard.
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- Direction scientifique PORTRON, Alexandre,
- ZOLLINGER, Alexandre,
https://doi.org/10.3917/puj.portr.2025.01.0010
Notes
-
[1]
M. Rocard, 7 novembre 1989, cité par R. Thyraud, Rapport fait au nom de la commission des Lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale sur le projet de loi, adopté par l’Assemblée Nationale, relatif au code de la propriété intellectuelle (partie législative), 13 mai 1992, p. 9.
Monsieur le Doyen,
Mesdames, Messieurs,
Permettez-moi tout d’abord de remercier MM. Alexandre Portron et
Alexandre Zollinger de m’avoir invité à votre colloque. Il est l’occasion pour le
membre du Groupe des Anciens Députés (GAD) que je suis aujourd’hui, de vous
relater mon expérience de rapporteur du projet de loi sur le Code de la propriété
intellectuelle (Loi du 1er juillet 1992) à l’époque où j’étais membre de la commission supérieure de codification et Président de la commission des lois de l’Assemblée Nationale.
Le sujet devenait urgent au regard de deux préoccupations, l’une récurrente :
la prolifération des textes, règlements, décrets, lois, directives européennes… ;
l’autre d’actualité : le droit de la propriété intellectuelle devenait de plus en plus
sensible aux développements des techniques et de l’économie.1/ La promulgation de textes, édits, ordonnances, règles, tables, inventions,
a toujours été une préoccupation humaine. Depuis le code Hammourabi à Babylone, aux Édits et Ordonnances des Rois de France (1573), sous Henri III, aux premières législations sur la propriété intellectuelle au Royaume-Uni avec la consécration du copyright, au monopole d’exploitation qui était plus une autorisation
de publier qu’un droit de propriété sous Louis XVI.
La révolution de 1789 abolissant les privilèges, cherchera à protéger les auteurs.
Par des lois des 16 et 24 août 1790, Portalis déclarait : « Qu’entre la loi et le peuple,
pour qui elle est faite, il faut un moyen de communication car il est nécessaire
que le peuple sache ou puisse savoir que la loi exist…
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